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ARCA : Alain Kaninda prêche au Grand Katanga la nouvelle loi libéralisant les Assurances
Directeur général de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA), Alain Kaninda vient de remplir une mission de sensibilisation et de vulgarisation de la nouvelle loi libéralisant le secteur des assurances en République démocratique du Congo.
Lors de ses rencontres avec diverses personnalités, le numéro 1 de l’ARCA a renseigné ses interlocuteurs sur les nouvelles dispositions du code des assurances et les a invités à profiter des avantages qu’offre le respect de cette loi.
Au cours d’une conférence de presse tenue au Grand Hôtel Pullman Karavia de Lubumbashi, le 7 octobre, il a justifié le choix de commencer sa campagne par le Grand Katanga, car c’est la grande province qui tire notre économie pour pouvoir.
Notons que durant son séjour, Alain Kaninda a rencontré le vice-gouverneur du Haut-Katanga, le 1er président de la Cour d’Appel de Lubumbashi, le Procureur général près la Cour d’Appel de Lubumbashi ainsi que le Commissaire provincial de la Police nationale du Congo.
“L’Autorité judiciaire est centrale dans toutes les activités que nous aurons à mener. Nous avons échangé avec le 1er président de la Cour d’Appel. Nous l’avons informé des activités que nous réalisons. Comme lui-même nous l’a dit, le procureur général est quasi son jumeau. C’est lui qui est le patron de parquet dans le Haut-Katanga. Nous avons discuté avec lui pour expliquer la démarche dans laquelle nous étions de sensibiliser les opérateurs économiques au respect de la loi et de l’obligation que ces différents acteurs ont en respectant le principe de prendre les assurances uniquement en RDC. Il a apprécié la démarche qui est celle de la sensibilisation afin que lorsque le parquet devra se mettre à vérifier le respect de la loi que personne ne prétende n’avoir jamais été informé“, a indiqué le patron de l’ARCA.
Une conférence débat portant sur le thème “L’impact du code des assurances dans le secteur minier” a été organisée le mercredi 9 octobre au Chapiteau de Grand Hôtel Pullman Karavia de Lubumbashi en présence du vice-gouverneur du Haut-Katanga Katanga, des opérateurs économiques.
A cette conférence organisée en partenariat avec l’agence Caplaine Consulting, Rawsur et COMEXAS Afrique, le DG de l’ARCA a notamment remercié le président de la République, Félix Tshisekedi, qui, au lendemain de sa prise de pouvoir, a encouragé l’ARCA à “matérialiser rapidement la libéralisation du secteur des assurances par l’ouverture du marché avec des nouveaux opérateurs”.” Cet objectif a été atteint avec les agréments et les autorisations qui ont été octroyés fin mars 2019″, a dit Alain Kaninda qui a rassuré les opérateurs que “contre le paiement d’une prime, vous serez couvert et entièrement indemnisé en cas de sinistre”.
De même, un atelier portant sur “les implications de la libéralisation du secteur des assurances en RDC à l’endroit de l’écosystème” a été organisé en faveur des différents corps de métiers dont la police, les avocats, transporteurs et la Fédération des Entreprises du Congo, FEC/KATANGA.
A noter que partout où l’ARCA est passée, l’initiative a été favorablement accueillie. Cependant, il a été souhaité d’envisager, dans les meilleurs délais, une représentation de l’ARCA en province.
Après le Haut-Katanga, la délégation de l’ARCA s’est rendue à Kolwezi dans la province du Lualaba, où le DG Alain Kaninda s’est entretenu avec le gouverneur de Lualaba, Muyej Mangez Mans.
5 sociétés et 4 courtiers
Dans un communiqué publié le 6 septembre, l’ARCA a rappelé que seules les sociétés , Rawsur Life SA, ACTIVA Assurances RDC et Société Financière d’Assurance Congo SA (SFA Congo) sont agréées. Avec la SONAS, ces cinq assureurs peuvent travailler avec la population et les opérateurs économiques « sans aucune restriction ou limitation ».
En ce qui concerne les courtiers d’assurance, l’ARCA en avait autorisé que 4 jusqu’au 6 septembre 2019, à savoir Allier Insurance Brokers SARL (AIB), Gras Savoye RDC SA, Assurances Okapi SARL et ASCOMA RDC SARL.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
