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Actualité

Appel à la xénophobie au Sud-Kivu : le gouverneur plus que déterminé à garantir la sécurité de tous (COMMUNIQUÉ OFFICIEL)

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Le gouverneur Théo Ngwabidje Kasi condamne les messages de ceux qui se disent  » patriotes du Kivu  » et annonce sa volonté de les traquer et de garantir la sécurité aux Kasaiens vivant dans sa province. Ce, après des tracts xénophobes qui ont étés lancés par des inciviques, les uns sur les réseaux sociaux, et certains dans la ville de Bukavu.

Théo Ngwabidje Kasi l’indique dans un communiqué publié ce 11 avril 2020.

Ci-dessous l’integralité de sa communication
*COMMUNIQUE*

C’est avec consternation que le Gouverneur de Province du Sud-Kivu, Son Excellence Monsieur Théo Ngwabidje Kasi a lu comme tous les internautes utilisateurs des réseaux sociaux un communiqué anonyme d’une rare violence, expression d’une haine viscérale envers la communauté Baluba vivant à Bukavu.

Le Gouverneur du Sud-Kivu condamne tout recours à la violence et rassure que les services de sécurité sont à pied d’oeuvre pour traquer toute personne quel que soit son rang qui pourra s’illustrer par des appels à la haine tribale et communautaire.

Les auteurs des messages de nature à opposer les tribus ou les communautés n’ont pas leur place au Sud-Kivu, notre province qui est une terre hospitalière. Ces gens sans foi ni loi devront le moment venu être déférés devant les instances judiciaires pour répondre de leurs actes.

Le Gouverneur de Province s’engage à nouveau à garantir le vivre ensemble dans la paix, l’harmonie et la convivialité entre les communautés, et ce avec détermination et patriotisme. Il appelle donc à l’apaisement et invite les uns et les autres à s’abstenir de tout acte contraire à la loi et aux bonnes mœurs.

Enfin, le Gouverneur de Province rappelle que le Congo est un patrimoine commun à nous tous Congolais et chaque citoyen est libre de se choisir son milieu de vie et y demeurer en toute quiétude.

Celcom Gouvernorat

Politique

RDC : Andy Bemba évoque « La formation plus rapide du gouvernement et la réduction de sa taille » comme l’une des raisons principales de la réforme constitutionnelle

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Le débat sur la révision constitutionnelle rebondit dans le paysage politique congolais. Pour Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), la question ne se limite pas à des ajustements techniques : il s’agit de repenser l’efficacité de l’État face aux urgences du pays.

« L’une des raisons pour lesquelles il nous faut revoir notre Constitution, c’est la nécessité d’une formation rapide du gouvernement et d’une réduction de sa taille », déclare-t-il. Selon lui, l’architecture actuelle ralentit la mise en place des équipes gouvernementales et alourdit le fonctionnement de l’exécutif.

Andy Bemba défend l’idée d’un « État plus léger, plus efficace et moins coûteux ». Dans sa logique, une équipe gouvernementale resserrée permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement tout en accélérant la prise de décision. « Cela permettrait une meilleure gouvernance et des décisions plus rapides face aux défis du pays », insiste-t-il.

Le leader de Nouvelle Pensée pointe un problème récurrent : les longs délais de formation des gouvernements après les élections ou les remaniements. Ces périodes de transition, dit-il, bloquent l’action publique alors que les besoins en matière d’infrastructures, de sécurité, d’éducation et de santé restent urgents. Un exécutif plus restreint, avec des portefeuilles clairement définis, éviterait selon lui les chevauchements de compétences et les blocages politiques.

Au-delà de la taille, c’est la logique de gestion de l’État qui est visée. Andy Bemba estime qu’un gouvernement pléthorique génère des coûts inutiles qui pèsent sur le budget national sans garantir de meilleurs résultats. « Moins coûteux » ne signifie pas moins ambitieux, précise-t-il, mais plus rationnel dans l’allocation des ressources humaines et financières.

Cette position s’inscrit dans un débat plus large sur la réforme des institutions. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile réclament depuis des années une rationalisation de l’appareil d’État pour le rendre plus réactif. Pour Andy Bemba, la Constitution doit encadrer ces changements afin d’éviter que la formation du gouvernement ne devienne un marchandage politique au détriment de l’intérêt général.

L’enjeu, conclut-il, est de donner au pays un exécutif capable d’agir vite et bien selon les besoins de la population. Dans un contexte où les défis économiques et sécuritaires s’accumulent, « La rapidité et l’efficacité ne sont plus un luxe, mais une nécessité ».

La proposition relance la question : la révision constitutionnelle doit-elle se limiter à des aspects politiques ou intégrer une réforme profonde du fonctionnement de l’État?

Blaise ABITA ETAMBE

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