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Angola – Corridor de Lobito : « La paix et la sécurité dans la région restent primordiales pour la réussite de ce projet », selon le président Tshisekedi

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Au cours de la rencontre multilatérale entre les Présidents Joe Biden, Joao Lourenco, Félix Tshisekedi et Hakainde Hichilema, organisée ce mercredi au port de Lobito, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a salué les bénéfices attendus de ce grand projet logistique intégrateur.

Devant ses pairs, le Président Tshisekedi a insisté sur le fait que la paix et la sécurité restent primordiales pour la réussite de ce grand projet soutenu par les USA et l’UE.

En marge de cette rencontre, le Chef de l’État a eu un entretien bilatéral de près d’une demi-heure avec son homologue
Joe Biden, Président des USA.

Ci-dessous, l’allocution du Président Tshisekedi à la réunion de Lobito.

« Le corridor de Lobito est bien plus qu’un axe de transport. C’est une opportunité unique d’intégration régionale, de transformation économique et d’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens . Ce réseau ferroviaire reliant des régions minières de la RDC et de la Zambie au port de Lobito est conçu pour transporter jusqu’à 20 millions de tonnes de marchandises par an jusqu’en 2030.

Le corridor de Lobito n’est pas seulement un projet d’infrastructures, c’est aussi un trait d’union entre nos trois pays : la RDC, la Zambie et l’Angola. Il symbolise aussi notre volonté collective à convertir le potentiel de nos pays en une prospérité tangible pour nos populations en favorisant une interdépendance harmonieuse où nos économies pourront s’épanouir mutuellement.

Pour la RDC, le corridor de Lobito représente une opportunité stratégique pour valoriser nos ressources naturelles en particulier le cuivre et le cobalt qui constituent 70% de la demande mondiale dans le cadre de la transition énergétique.

Avec une production combinée de 3 millions de tonnes par an, entre la RDC et la Zambie, ce projet permettra de réduire significativement le coût logistique tout en augmentant nos recettes d’exportation.

C’est donc une opportunité unique d’accéder directement aux marchés mondiaux via le port de Lobito offrant ainsi une alternative stratégique à nos autres corridors d’exportation.

Avec ses 1739 km de voie ferrée reliés aux réseaux routiers et ferroviaires régionaux, il jouera un rôle clé dans l’intégration régionale et continentale.

Au delà des infrastructures, l’impact humain est immense

Ce corridor catalysera la création de plus de 30 000 emplois directs et indirects réduisant la pauvreté et favorisant le commerce intra africain en ligne avec l’agenda 2063 de l’UA.

Le temps de transit de marchandises actuellement de plus de 30 jours sera réduit à moins de 10 jours augmentant ainsi notre compétitivité sur le marché international.

Ce projet n’est pas seulement une voie logistique mais un moteur de transformation économique et sociale pour les milliers de nos concitoyens et la RDC est pleinement engagée dans ce projet.

En effet, des actions concrètes ont été entreprises pour moderniser nos infrastructures ferroviaires, portuaires et routières.

Ces efforts visent à établir des connexions fluides et stratégiques entre nos principaux sites miniers tels que Kolwezi et Likasi et les terminaux ferroviaire du corridor.

Parallèlement , nous avons placé la transformation locale de nos resources naturelles au cœur de notre stratégie économique.

Il est impératif que les richesses de notre sol contribuent directement au bien-être de nos populations.

Cela passe par le développement d’une chaîne de valeurs industrielles locales ajoutant une valeur significative avant toute exportation.

Dans cette dynamique, le projet Inga 3 ainsi que d’autres initiatives en énergie renouvelable sont essentiels pour fournir une alimentation énergétique fiable , durable et adaptée aux exigences de notre industrie en pleine expansion.

Ces efforts contribuent à rendre nos investissements plus compétitifs tout en respectant nos engagements environnementaux.

Par ailleurs , nous continuons à renforcer le cadre institutionnel et juridique pour encourager les investissements privés et garantir une gestion transparente et responsable de nos ressources.

La transparence et la bonne gouvernance restent des priorités absolues pour instaurer un climat de confiance et favoriser des partenariats gagnant -gagnant.

Toutefois, pour libérer pleinement le potentiel du Corridor de Lobito, la paix et la sécurité dans toute la région restent primordiales.

Nous saluons le rôle déterminant de l’Angola dans le processus de Luanda et réaffirmons notre engagement à travailler au retour définitif de la paix dans l’Est de notre pays . La sécurité constitue, en effet, la pierre angulaire de tout développement durable ».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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