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Ancien trafiquant de drogue, Richard Kiangata « Fleuve Kiang Tsé » dans l’arène de l’évangélisation
Homme d’affaires longtemps vanté par les musiciens congolais, Richard Kiangata, jadis surnommé le Fleuve Kiang Tsé, est aujourd’hui évangéliste, au service de Jésus-Christ.
Après un séjour d’évangélisation en Angola, l’évangéliste Richard Kiangata, de passage à Kinshasa, s’est entretenu avec CONGOPROFOND.NET avant son départ pour l’Europe.
D’entrée de jeu, le nouvel homme de Dieu a déploré certaines « comédies et pratiques » des pasteurs escrocs qui ne cessent de mentir à longueur des journées les enfants de Dieu.
Il affirme que seul le Saint-Esprit révèle aux enfants de Dieu la bonne église.
Ancien trafiquant de drogue, Richard Kiangata témoigne avoir côtoyé les pires milieux de la diaspora congolaise composée des prostituées, des ivrognes, des tocards, etc. alors qu’il était parti en Europe dès l’âge de 14 ans pour étudier.
Marié à une ex danseuse de Wenge Musica BCBG 4×4, Kiangata affirme avoir reçu l’appel de Dieu « sans le vouloir » et s’est converti aussitôt en abandonnant son ancienne vie. Son père spirituel, indique-t-il, est le pasteur Claude Kabundi Walesa.
Aujourd’hui, même s’il ne partage plus la même « idéologie » que ses amis de longues dates, entre autres, Werrason, JB Mpiana, Didier Masela…, cela ne lui empêche pas de garder des bonnes relations avec ces artistes. D’ailleurs, rappelle-t-il, c’est lui qui avait prêché aux funérailles de la maman du musicien Didier Lacoste, un autre ancien musicien de Wenge Musica Maison Mère.
Aujourd’hui totalement transformé, l’évangéliste Richard Kiangata ne cesse d’appeler les gens à la conversion. Sa femme, révèle-t-il, est la première œuvre de son ministère.
« Jésus-Christ est notre amour. Je demande à tous de se confier au Seigneur. Aux derniers jours, je répandrai mon esprit sur toute personne, ainsi dit la bible », rétorque l’évangéliste Richard Kiangata à ceux qui croient que sa repentance n’est juste qu’un moyen pour lui de continuer ses salles affaires.
Ayant communié avec les kulunas en partageant un repas avec eux à Kinshasa en août dernier, il a promis de rééditer le geste en août 2020.
D’ores et déjà, l’évangéliste profite de son séjour à Kinshasa pour sensibiliser toutes les personnes de bonne foi d’adhérer dans sa vision de communier avec ces jeunes délaissés.
Au sujet du nouveau leadership à la tête du pays, il a encouragé et félicité le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. « Je soutiens son projet de changement des mentalités et je lui apporte tout mon dévouement », conclut-il, à l’issue de de cet entretien à Bongi numéro 13, au quartier Yolo-Sud dans la commune de Kalamu.
Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET
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Dialogue politique en RDC : J. Kabila et « Sauvons la RDC » posent leurs conditions et dénoncent une « manœuvre dilatoire »
Le Mouvement « Sauvons la RDC » s’est exprimé, ce 14 janvier 2026, à travers un communiqué de deux pages, au sujet de l’initiative de dialogue entre Congolais, portée par les autorités angolaises. Tout en saluant l’implication personnelle du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, le mouvement d’opposition émet de sérieuses réserves sur la sincérité du processus engagé et fixe des préalables jugés non négociables
Pour Sauvons la RDC, le succès de tout dialogue repose avant tout sur la sincérité, la bonne foi des parties et le respect des engagements pris. Le mouvement dénonce une diplomatie erratique, marquée par une succession de médiations et de lieux (de Nairobi à Luanda, de Doha à Luanda, en passant par Bujumbura, Kampala ou Lomé ) qui traduirait une instabilité de vision et une absence de ligne politique claire.
Selon le communiqué, cette valse des médiateurs et des capitales donne l’impression d’un processus inachevé, dicté davantage par le souci de communication que par la recherche réelle d’une solution politique durable à la crise congolaise. Sauvons la RDC va plus loin, accusant le pouvoir de Kinshasa d’ambiguïtés stratégiques, de contradictions répétées et d’une instrumentalisation des processus politiques, ayant fini par décrédibiliser la parole de l’État, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Le respect des engagements comme test de bonne foi
Le mouvement estime que la volonté politique ne se proclame pas, mais se démontre par des actes concrets. Il cite notamment les engagements relatifs à la libération des prisonniers politiques, à la décrispation du climat politique et au respect des cessez-le-feu souscrits par le gouvernement.
À l’inverse, Sauvons la RDC accuse le régime du président Félix Tshisekedi de poursuivre les arrestations arbitraires, les enlèvements, les pressions à l’exil contre des opposants, des journalistes, des défenseurs des droits humains et toute voix critique. Le communiqué évoque également de vastes mouvements de troupes, des attaques contre des localités densément peuplées et des bombardements de civils par drones et avions de combat, souvent au moment même où le chef de l’État se présente à l’étranger comme artisan de paix.
Bukama, symbole d’un dialogue impossible sans préalables
Le mouvement inscrit le massacre survenu le 11 janvier 2026 à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, dans ce contexte de violences persistantes. Selon Savons la RDC, des civils sans défense auraient été victimes d’exactions, d’actes de torture et de traitements inhumains perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.
Face à ce « triste record », le mouvement affirme que les mesures de décrispation politique et l’expression tangible d’une volonté de dialogue constituent des préalables indispensables à toute discussion. Des décisions effectives sont exigées, et non des promesses jugées, à l’expérience, sans lendemain.
Achever d’abord le processus de Doha
Si l’objectif réel est le rétablissement de la paix, Sauvons la RDC estime qu’il est prioritaire de mener à terme le processus de Doha, qui engage le gouvernement et l’opposition armée.
Selon le mouvement, ce n’est qu’après la prise en charge complète des aspects militaires de la crise ( y compris la mise en œuvre effective des cessez-le-feu ) qu’un dialogue politique pourra se tenir dans un climat serein.
Le dialogue, rappelle le communiqué, doit être un espace de réconciliation, de restauration de l’unité nationale et de construction d’un consensus sur le mieux-vivre ensemble, et non une simple formalité politique.
Un dialogue inclusif et sans tabou
Sauvons la RDC insiste sur le caractère inclusif du dialogue. Il n’y a pas de véritable dialogue, souligne le texte, lorsque celui-ci est dicté par les caprices d’une seule partie, laquelle est par ailleurs à l’origine de nombreux problèmes à résoudre.
Les Églises congolaises comme médiateurs légitimes
Le mouvement estime enfin que les évêques des Églises catholique et protestante du Congo sont les mieux indiqués pour assurer la médiation d’un éventuel dialogue. Leur travail préparatoire, leur écoute de toutes les forces politiques et sociales, ainsi que leur connaissance approfondie des acteurs et des causes de la crise, plaident en leur faveur.
Imposer un veto à leur implication, comme le ferait le pouvoir en place, revient selon Savons la RDC à discréditer d’avance le dialogue projeté et à recycler, sous couvert de bonne foi étrangère, une manœuvre déjà tentée et jugée infructueuse.
Une mise en garde sans ambiguïté
En conclusion, Sauvons la RDC avertit : sans sincérité, sans respect des engagements, sans inclusion réelle et sans médiation crédible, le dialogue annoncé risque de n’être qu’une réunion de plus, destinée à faire gagner du temps à certains, au détriment des intérêts supérieurs du pays.
Tchèques Bukasa
