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An 3 de l’alternance politique en RDC:  Les erreurs du Pouvoir Tshisekedi Fils

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24 janvier 2019- 24 janvier 2022, cela fait 3 ans depuis que la RDC a connu sa première alternance politique pacifique entre Félix-A Tshisekedi et Joseph Kabila, son prédecesseur.

3 ans après que reste-t-il des espoirs suscités par ce grand événement politique qui est arrivé pour la première fois dans notre histoire depuis l’indépendance ?

À son accession au pouvoir, Félix Tshisekedi a prôné « un Congo qui ne sera pas un Congo de la haine, du tribalisme et de la division. Mais un Congo réconcilié’. »

Où en sommes-nous?

Qu’est ce qui a marché jusque-là, et qu’est ce qui a marqué les pas?

Sommes-nous résolument tournés vers ce « Congo nouveau » dont a parlé le nouveau chef de l’État, ou nous continuons toujours à patauger ?

Qui croit encore en l’avenir radieux de ce pays ?

Qu’est-ce que Félix Tshisekedi, qui a incarné tous les espoirs doit encore faire pour redonner le sourire à ce peuple qui ne croit plus majoritairement à son destin?

Et dans cet après, quel est le rôle qu’aurait dû jouer le président sorti, le sénateur à vie Joseph Kabila?

Toutes ces questions en suspens ont été posées par Babi Kundu, juriste de son état, et face à ces inconnues, il a relevé quelques erreurs du régime de Félix Tshisekedi que nous reprenons ici en y mettant aussi nos propres éléments de recherche.

LES ERREURS DU PRÉSIDENT FÉLIX TSHISEKEDI

1. SE CROIRE SAUVEUR !

L’actuel chef de l’État a hérité d’un pays complètement délabré, sinistré et au fond du gouffre, après une razzia de 21 ans par un clan politique et une famille biologique bien identifiés.

Durant la cohabitation FCC-CACH, Fatshi n’a pas pu imprimer son rythme et sa volonté de faire changer les choses, empêtré dans un marigot de crocodiles, malheureusement.

Mais après s’être débarrassé de son encombrant allié, il s’est vite retrouvé dans les réalités du pouvoir non partagé, qui a aussi ses problèmes, et malheureusement, le peuple ayant placé tous ses espoirs dans sa gouvernance, il s’est contenté, pour ne pas décevoir, de faire croire qu’il allait nous sortir du bourbier en si peu de temps.

Erreur de communication et d’approche, ses communicateurs devaient avoir des éléments de langage très précis pour faire passer que le président n’était pas notre sauveur, mais un baliseur, les chantiers étaient plus sur les réformes, mentalités et recadrages.
Voilà pourquoi il apparait de plus en plus aux yeux d’une certaine opinion comme un président inefficace, ce qui n’est pas le cas.

2. AVOIR RAMENÉ AU PAYS UNE CERTAINE « RACAILLE » DE LA DIASPORA

Qui est aujourd’hui embusquée dans les rouages de la présidence, du gouvernement, des cabinets ministériels sur recommandation, et d’autres services étatiques.

Cette racaille, habituée aux « coop » qui la faisait vivre en Europe avec les méthodes que nous connaissons tous, s’est mise vite au travail en infectant la présidence et toute la machine, et en réinstallant la maffia qui venait d’être déboulonnée.

C’est ce mauvais entourage dont on parle depuis le début de son quinquennat, avec des conseillers qui braquent la République, distribuent des baffes en public par-ci, ou compromettent l’organisation des jeux de la francophonie, condamnant tout un pays.

Cette racaille que l’on peut qualifier des « conseillers en Weston » impressionne par un bon français, l’arrogance, mais en réalité c’est des médiocres.

Les nouvelles annonçant le détournement présumé des millions USD par les collaborateurs du chef de l’État circule dans plusieurs plates formes numériques. Cette situation jette un discrédit et salie l’image des conseillers et même du chef de l’État.

Sur le terrain, en effet, des conseillers du président de la République se conduisent en ministres, dépouillant l’Exécutif de toutes ses prérogatives.

Plusieurs cas peuvent être cités:

Dieudonné Lobo Bebel, coordonnateur administratif des services personnels de Félix Tshisekedi, fut arrêté et écroué à la prison centrale de Makala pour avoir donné sans qualité un mandat spécial à la compagnie Saint-Louis BGM Sarl d’aller à Mbuji-Mayi afin d’effectuer des études liées notamment à l’exploitation industrielle du diamant dans la concession de la MIBA. Il a été liberé ensuite faute des preuves.

Il y a eu aussi le cas Fortunat Biselele accusé notamment d’avoir donné un titre minier en garantie à Afriland bank contre 20 millions usd, disant à la banque que lorsque le titre sera octroyé à un minier, le « pas de porte » que paierait ce minier pourrait compenser ou rembourser les 20 millions.

Le plus récent est le cas Marcellin Bilomba cité dans l’affaire de 3 écoles et 2 hôpitaux à 14 millions USD au Kasaï oriental dénoncée par l’ancien gouverneur de cette province dans son ancienne et actuelle configuration, actuellement député national, Alphonse Ngoyi Kasanji. Le conseiller de Fatshi, Marcellin Bilomba n’avait trouvé bon que de débiter insulte et médisance à son endroit.

Il y a eu aussi des cas de délinquance comme celui de Vidiye Tshimanga qui s’est battu en public.

3. AVOIR CONFIÉ LA DIRECTION DU PARTI À UN IMMATURE POLITIQUE

Lorsqu’on regarde les sorties médiatiques du Secrétaire Général du Parti Présidentiel, Augustin Kabuya, on s’interroge s’il est encore SG, super ministre, intendant de la République, ou tout simplement héritier d’un business qu’est la RDC?

Il suffit d’une actualité politique, le gars s’empresse d’organiser une matinée politique avec des jouxtes verbales et des propos de fois grossiers et dénigrants vis à vis des adversaires politiques.

Et pourtant, ce parti a plus besoin de recoller les morceaux, d’allier plus de forces parce que l’UDPS seule ne gagnera pas la prochaine élection.

Le SG actuel n’est ni un tacticien, ni un diplomate, mais tout simplement un ami du chef.

Il ne fédérera aucune autre force autour de lui, il n’en a pas l’art.

Il y a aussi le cas du Président interimaire du parti qui préfère jouer au policier de circulation routière que de gérer ce grand Parti.

Et depuis sa prise de bec avec la garde Républicaine, il est de plus en plus désavoué par les instances du parti.

La plupart de ses déclarations politiques sont lamentables, et à la limite puériles, il devrait plutôt être un chef de section, même pas président fédéral.

L’UDPS commence à s’attirer de l’inimitié populaire, du jamais vu du vivant du docteur Étienne Tshisekedi !

Si cette chute se poursuit, le Président de la République sera dans l’obligation de se présenter sous la bannière « Indépendant »en 2023.

À ce jour, l’UDPS n’a ni carte des membres ni un site internet et moins encore des médias sociaux certifiés.

4. SE PRENDRE POUR ETIENNE TSHISEKEDI

Bien qu’étant le fils biologique d’Étienne Tshisekedi, mais il faut avouer que le président de la République Félix Tshisekedi n’a pas le même aura que son mystique et mythique défunt Père.

Étienne Tshisekedi, fut un mythe, un Esprit, au point que durant la cohabitation avec Mobutu, le bref temps où il a été premier ministre, même les « Mobutards » se mettaient au pas, ce qui n’a pas été idem durant la cohabitation FCC-CACH.

Le président de la République doit abandonner certaines approches du leader maximo, et doit imprimer sa propre touche.

Certes on dit qu’il est plus diplomate que son illustre père, mais les fondamentaux restent les mêmes, malheureusement.

5. CROIRE QUE L’USN VA L’AIDER,

Un vrai mensonge !

Il n’y a aucun doute que
cette affaire de l’Union sacrée pour la Nation, comme l’AFDL, est  » un conglomérat d’aventuriers et d’opportunistes « , et une nouvelle blanchisserie politicienne, avec comme tare que les nouveaux venus ramènent leurs anciennes mauvaises habitudes des lieux d’où ils viennent: la corruption, les détournements des deniers publics, les trafics d’influence, les vices, etc.

Le premier coup de cette nébuleuse était d’acheter des SUV aux députés, sur montage des mobuto-kabilistes comme Mboso, d’un total de 25 millions de dollars, alors que notre pays reçoit honteusement des dons de 5 millions par-ci, 10 par là, des ambulances et autres matériels de la part d’Israël d’à peine 2 millions, mais nous avons été capable de dépenser comme ça 25 millions pour des députés, si ce n’est pas la sorcellerie!

Et ce conglomérat continue de peaufiner des stratégies pour rester au pouvoir avec…Fatshi, avec les maigres résultats comme on en voit avec le Gouvernement des prétendus warriors et un parlement devenu une caisse de résonance.

Une situation qui risque de bloquer l’émergence d’une nouvelle classe politique en RDC.

Le PPRD vient de vider presque toute sa caciquie, les gens sont devenus beaux, saints, honnêtes, elles rejoignent tous l’USN.

Il y a risque que cette classe politique désavouée revienne encore prendre les manettes du pouvoir, on ne fait même pas attention aux nouvelles énergies.

6. AVOIR LAISSÉ Joseph Kabila EN LIBERTÉ

Monsieur le sénateur à vie est parmi les principaux personnages qui ont poussé ce pays dans le gouffre.

Non seulement que lui, sa famille politique et biologique ont pillé le pays, mais ce président de la République a complètement noyauté l’armée et les services de sécurité en y incorporant des éléments étrangers notoires sous les opérations fallacieuses de mixage, et autres ridiculités nous sorties au lendemain des rebellions du M23 et de Nkundabatware.

Depuis ce temps, notre armée, renforcée par les traîtres de l’intérieur, est devenue un vrai fruit pourri avec des vers à l’intérieur, qui le rongent, en laissant la pulpe bien verte, pour ne pas alerter le planteur !

Durant la cohabitation FCC-CACH, le Sénateur à vie a tenté de reprendre haut la main le pouvoir qu’il avait perdu en bloquant tout, n’eût été l’intelligence de Fatshi qui a détruit sa majorité fantoche.

Homme des réseaux, milliardaire et confiscateur des pans entiers des terres arables et de villégiature du pays, cet homme reste dangereux pour le pouvoir, et peut à tout moment lancer des troubles au travers ses canaux.

Mais surtout cité quasi nommément dans certains dossiers d’assassinat comme celui de Chebeya, sa liberté est un luxe!

Il a des comptes à rendre au pays, et à des familles, des victimes par centaines, sinon par milliers. Le laisser vaquer librement à ses occupations, à continuer à voler le pays par des business douteux, est une erreur…

7. AVOIR DÉLAISSÉ LA BONNE VIEILLE GARDE DU DR ETIENNE TSHISEKEDI

Pour s’accommoder des jeunes turcs pour la plupart sans expérience, et sans implémentation de la vraie doctrine fondatrice de l’UDPS.

Certes il n’est pas de leur génération, ou même de leur tempérament, mais des précurseurs comme Me Joseph Mukendi (d’heureuse mémoire), Valentin Mubake, Moleka, feu Bruno Mavungu, Jacquemain Shabani, Sylvain Kamany et bien d’autres, auraient dû être rappelés pour faire cette jonction entre les anciens et les nouveaux.

Il suffit de voir comment fonctionne aujourd’hui l’UDPS (dans l’immaturité notoire, avec des parlementaires debouts enflammés, qui débitent des inepties à longueur des journées), ainsi que la présidence avec les nouveaux Bilomba & Cie aux comportements reprochables pour s’en rendre compte.

Le vieux ministre délégué à la présidence, le docteur André Kabanda a eu un seul projet: faire imprimer des timbres aux effigies de Fatshi et Joseph kabila pour l’anniversaire de l’alternance, à vendre, hum !

« Je ne m’en veux pas aux nouveaux venus, aux amis et autres recommandés de tous bords, mais on sent parfaitement bien que la crème, le fromage qui caractérisaient l’Udps et l’entourage de l’ancien premier ministre docteur Étienne Tshisekedistes ont complètement fondu, nous avons aujourd’hui affaire à des baroudeurs, des chercheurs d’argent et de richesses autour du Chef, des m’a-tu vu, des conseillers en Weston capables de produire des concerts et de se faire dédicacer par un petit chanteur de cabaret comme But na Filet, quelle déchéance pour l’image du parti et d’Étienne Tshisekedi !, » s’exclame Babi Kundu.

Et de poursuivre:

« Je me suis toujours posé la question de savoir comment des jeunes dynamiques comme les Shabani Jacquemin et autres n’ont pas été relancés, et à la place on nous a amené des Bimbalo, des Yevidi, des Selelebi, et consorts ?
Je ne dis pas qu’ils ne méritent pas, mais… »

8. TROP DE PROMESSE !

Surnommé par ses détracteurs « Papa Promedi » ou « Prometacine », le Chef de l’État a passé beaucoup de temps à promettre monts et merveilles, surtout lors de ses déplacements à l’intérieur et à l’étranger.

Heureusement qu’il vient publiquement de reconnaître à Lodja que  » Mboka ekufa nango déjà, mais toye pona ko sekuisa pe kolamusa yango  » et que ses promesses sont à envisager dans la durée.

Les déclarations du Chef de l’État devraient être filtrées, car si on reprochait à Joseph Kabila d’être un taiseux, on peut à juste titre reprocher à Fatshi d’être parfois inutilement volubile.

« J’ai failli pleurer quand je l’ai entendu déclarer à haute voix que  » il n’y a rien à voler ni à détruire, car le pays est déjà mort »!, » dit Babi Kundu.

 » Non monsieur le président de la république, le pays n’est pas mort, il est vivant. Il a des problèmes qu’on doit régler, que vous, votre gouvernement et votre cabinet doivent régler, vous avez été élus pour ça. NE DITES PLUS JAMAIS ÇA EN PUBLIC, c’est trop grave ! », a-t-il

Babi Kundu conseille ceci:  » Moi je salue vos efforts depuis votre arrivée au pouvoir, mais sachez aussi que ce statocide (le terme est du professeur Ntumba Lwaba Lumu chargé du panel d’accompagner le mandat du chef de l’État à l’UA, il veut dire la mort d’un État) annoncé est aussi l’œuvre de vos collaborateurs actuels, car le plus grand braquage instantané que ce pays a connu est intervenu sous votre règne, avec votre ancien directeur de cabinet, qui à pris des millions en un seul coup sec, VLAN ! »

À deux ans de fin de son mandat, le Chef de l’État doit tirer toutes les conséquences et partir de l’avant: l’avenir de tout un pays en dépend.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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