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An 10 de l’OHADA: Le Barreau de Kinshasa Gombe et le CNO organisent un colloque International à Kinshasa du 15 au 16 septembre 

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Le Barreau de Kinshasa Gombe, en collaboration avec la Commission Nationale Ohada (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires), organise dans la capitale Kinshasa, à partir de ce jeudi 15 septembre 2022, un colloque international dans le cadre de la commémoration de dix ans de l’Ohada en République démocratique du Congo. Le thème choisi est : « L’Adhésion de la République démocratique du Congo au traité de l’Ohada 10 ans après : bilan et perspectives ».

A en croire les organisateurs de ce forum qui l’ont fait savoir aux médias au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi dernier dans la capitale, ce colloque se tiendra sur deux jours successifs, soit du 15 au 16 septembre, au Fleuve Congo Hôtel à la Gombe.

Au cours de cette annonce, le Bâtonnier du Barreau de Kinshasa Gombe, Jean Claude Mbaki Siluzaku, qui avait à ses côtés le professeur Roger Masamba, président de la Commission Nationale Ohada RDC, a précisé que ces assises sont une opportunité offerte aux Congolais pour mieux comprendre l’application des 10 actes uniformes et du traité de Port-Louis en RDC depuis l’effectivité de son adhésion.

A en croire le Bâtonnier du Barreau de Kinshasa Gombe, il est plus qu’impérieux pour l’avocat d’être capable de prouver à son Barreau chaque année une certaine mise à jour en droit. Ce dernier a salué la pertinence du thème choisi dans le cadre de ce colloque international en ce sens qu’il porte autour des créances, de sureté et de l’arbitrage.

Quant à lui, le professeur Roger Masamba a signalé que la Commission Nationale Ohada RDC est un exemple pour l’ensemble des commissions nationales des autres pays. Cela avant de renchérir que la RDC est déjà avancée par rapport à ce droit nouveau. Elle s’active pour rattraper certains pays tels que le Cameroun qui a déjà acquis une certaine longueur d’avance.

Toutefois, il y a lieu de noter que ce colloque international de Kinshasa sur les dix ans de l’Ohada sera rendu possible sous la supervision d’une direction scientifique composée notamment du Bâtonnier Jean-Claude Mbaki Siluzaku, professeur Roger Masamba Makela, Docteur Achille Ngwanza, Me Lunda Blaise Masudi ainsi que Me Landry Pongo Wonya.

Il y a lieu de rappeler que c’est depuis le 5 fevrier 2010, que la Cour Suprême de Justice congolaise avait déclaré la conformité à la Constitution du Traité de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique. Sa promulgation a été faite le 13 juillet 2012 à travers le dépôt de ses instruments d’adhésion par la RDC auprès du gouvernement et enfin, c’est le 12 septembre 2012 que le traité et ses actes uniformes sont donc entrés en vigueur en RDC.

Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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