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Alliance de Gombé : Une union ambiguë entre Christophe Baseane Nangaa et Jean Bakomito Gambu
L’alliance politique entre les deux candidats Christophe Baseane Nangaa et Jean Bakomito Gambu, baptisée l’Alliance de Gombé, suscite un intérêt et des interrogations croissants parmi les observateurs politiques. Le récent déplacement du sénateur Jean Bakomito Gambu à Isiro, où il s’est directement entretenu avec le gouverneur sortant, a jeté une lumière intrigante sur les coulisses de cette association.
Le gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa, frère biologique du chef rebelle de l’AFC-M23 Corneille Nangaa Yobeluo qui est aussi frère du sénateur Jean Bakomito Gambu par sa mère, après avoir échoué dans ses multiples tentatives de corruption envers les députés provinciaux qui ont fermement rejeté ses offres, semble avoir trouvé en son propre frère le partenaire idéal pour ne pas tout perdre.
Il est même probable qu’il se retire officiellement dans les prochaines heures ou jours pour insuffler une dynamique nouvelle à cette alliance en gestation. Cependant, l’ironie réside dans le fait que ces deux candidats devront d’abord présenter leurs projets respectifs – s’ils en ont réellement – pour que le public puisse constater que leurs visions politiques sont diamétralement opposées.
Cette contradiction soulève des doutes quant aux véritables motivations derrière cette alliance, mettant en lumière des considérations exclusivement économiques et familiales. Il est désormais clair que le pacte de Gombé repose sur des bases fragiles, éloignées de toute idéologie politique commune. Le bonheur, si fragile, est une potiche posée sur le nez d’un mandarin enrhumé.
Cette entente soulève des questions sur l’intégrité et la transparence des acteurs politiques impliqués, jetant ainsi une ombre sur le processus démocratique et la représentation du peuple. La véritable nature de cette alliance reste à dévoiler, et seule l’avenir nous dira si elle sera bénéfique pour la population ou simplement un arrangement de circonstance entre intérêts personnels.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
