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Aller comme retour Mazembe remporte le Classico face à l’AS Vclub : Faty, l’ange gardien !
Dans un match palpitant qui s’est tenu au stade TP Mazembe, le TP Mazembe a triomphé de l’AS Vclub lors du Classico congolais ce samedi 11 mai 2024 dans le cadre de la phase retour des playoffs. Les noirs et blancs de Mazembe ont dominé les verts et noirs de Kinshasa avec un score sans appel de 3 buts à zéro. Cette défaite compromet les chances de l’AS Vclub de se qualifier pour les interclubs de la Caf et pave la voie du titre de championnat national de la RDC pour le TP Mazembe.
l’arrière-garde du TP Mazembe, a donné du fil à retordre à L’AS Vclub notamment grâce à un penalty provoqué par Joël Beya. Cependant, c’est le gardien sénégalais de Mazembe, Badara Faty, qui a été l’ange gardien de son équipe en prenant la charge et en transformant le penalty d’un contre-pied parfait. Il entre ainsi dans l’histoire de la Linafoot en devenant le premier gardien à marquer deux buts lors d’une saison sportive en Championnat d’élite.
Ensuite, c’est l’ancien latéral de l’AS Vclub, Ernest Luzolo, qui a marqué le deuxième but à la 58e minute. Après une récupération haute de Luzolo à l’entrée de la surface, il s’est battu pour se créer un espace et a décoché une frappe puissante qui a fini au fond des filets. Ibrahima Keita a conclu en marquant le troisième but grâce à une offrande de Glody Likonza.
Badara Faty, le gardien talentueux de TP Mazembe, a une fois de plus gardé sa cage inviolée face à l’AS Vclub. Ses performances exceptionnelles soulèvent la question de sa possible sélection en équipe nationale sénégalaise. À travers ses arrêts décisifs et ses deux buts marqués cette saison, Faty démontre qu’il est un gardien de classe qui monte en puissance et qui mérite d’être reconnu.
Le TP Mazembe poursuit ainsi sa domination dans le football congolais et affiche sa détermination à remporter le championnat national. L’équipe peut compter sur des joueurs talentueux tels que Faty, qui se distinguent lors des matchs cruciaux comme le Classico contre l’AS Vclub. La victoire d’aujourd’hui rapproche le TP Mazembe un peu plus du titre tant convoité, tandis que l’AS Vclub devra redoubler d’efforts pour se remettre de cette défaite et maintenir ses chances de qualification pour les compétitions continentales.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
