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Economie

Alain Kaninda imprime sa marque sur la coopération sino-congolaise en matière d’assurances

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Le secteur congolais des assurances vient de franchir un cap stratégique. Ce mercredi 28 mai 2025, à Pékin, un protocole d’accord a été signé entre l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA) de la République démocratique du Congo et la National Financial Regulatory Administration (NFRA), l’organisme chinois de régulation du secteur financier. Un acte fondateur, fruit d’une diplomatie technique discrète mais redoutablement efficace, portée par le directeur général de l’ARCA, Alain Kaninda Ngalula.

Un rapprochement structurant

« Ce protocole marque une étape importante. Il renforce notre cadre juridique et inspire la confiance des opérateurs économiques chinois désireux d’investir dans notre pays », a expliqué Kaninda, avec le calme d’un homme qui sait où il va.

Ce partenariat est bien plus qu’un simple échange de parapheurs. Il jette les bases d’une coopération bilatérale durable dans le domaine des assurances, en favorisant une meilleure structuration des investissements chinois en RDC-notamment dans les secteurs minier, énergétique et des infrastructures, où la présence chinoise est massive mais souvent désorganisée sur le plan assurantiel.

Un marché colossal en perspective

Le marché chinois des assurances pèse près de 800 milliards de dollars. En s’ouvrant à une telle puissance financière, la RDC s’offre des perspectives inédites. Cette initiative portée par l’ARCA pourrait, à terme, professionnaliser le secteur local, le sortir de sa marginalité et l’arrimer aux standards internationaux.

Sous la houlette d’Alain Kaninda, l’ARCA s’impose comme un régulateur proactif, tourné vers l’attractivité économique et la protection des investissements. À rebours des pratiques bureaucratiques qui gangrènent d’autres institutions, son management tranche par sa rigueur, sa constance et son orientation vers les résultats.

Une dynamique à poursuivre

L’ambassadeur de la RDC en Chine, François Balumuene, l’a souligné avec justesse : il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin. Il a invité l’ARCA à jouer un rôle de premier plan lors du symposium économique prévu le 14 juin prochain à Changsha, qui réunira investisseurs chinois et opérateurs congolais autour d’une ambition claire : bâtir des passerelles durables entre les deux économies.

L’artisan d’une nouvelle ère

Cette opération confirme, s’il en était encore besoin, que la RDC peut compter sur des hommes d’État capables de porter sa voix là où tout se joue. Alain Kaninda Ngalula, expert en Finances, s’est imposé en stratège de l’intégration économique internationale. Patient, méthodique, mais ferme sur les intérêts de la RDC, il incarne une nouvelle génération de dirigeants publics : ceux qui préfèrent les actes aux postures, les résultats aux slogans.

En nouant ce partenariat stratégique avec le régulateur chinois, il vient d’inscrire l’ARCA dans une autre dimension. Celle d’un régulateur africain qui n’a plus peur de dialoguer d’égal à égal avec les géants du secteur.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

À la Une

Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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