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AJAC reprend du souffle : Une marche pour relancer, une vision pour bâtir

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Après une période de pause stratégique, l’Association des Jeunes Avocats du Congo (AJAC) a marqué la relance de ses activités par une marche de santé organisée le samedi 10 mai 2025 à Kinshasa. Une manière pour cette structure dynamique de retrouver son élan, sous la houlette de son président national, Me Alain Alingi.

Partie de la Gare Centrale, la marche a emprunté le boulevard du 30 Juin, Kintambo Magasin et l’avenue des Écuries, avant de s’achever au quartier Champ de Tirs, dans la commune de Ngaliema. Un itinéraire symbolique pour une reprise placée sous le signe de l’unité et de la résilience.

Me Alain Alingi, véritable pilier de l’association depuis sa création en 2015, a profité de cette activité pour rappeler le sens profond de cette relance : « Je suis comme une lampe dans cette association. Et même si je prépare ma retraite cette année, je veux continuer à éclairer le chemin des jeunes. »

Il a annoncé la tenue prochaine d’une assemblée générale pour passer le flambeau à une nouvelle génération d’avocats, tout en réaffirmant son soutien à l’ambitieux programme « Jeunes avocats, jeunes patrons », qui a déjà permis la création de deux cabinets indépendants à ce jour.

« Nous ne voulons plus que les jeunes avocats travaillent à côté des cachots ou dans des cybercafés. La carrière d’avocat est noble. Elle mérite mieux. », a-t-il martelé.

AJAC entend désormais enchaîner avec des séminaires, conférences et autres formations pour renforcer les capacités de ses membres. Pour Me Alingi, l’esprit de cette organisation repose sur une valeur clé : l’amour. « Aujourd’hui, les jeunes avocats sont souvent livrés à eux-mêmes. AJAC veut être un cadre de solidarité et d’encadrement, afin que chacun puisse se bâtir une carrière digne, avec les moyens nécessaires. », a-t-il exhorté.

Satisfait du déroulement de la marche, Me Alingi a salué l’engagement des participants venus des différents barreaux de la RDC. Il a aussi lancé un appel fort aux jeunes avocats du pays : « Rejoignez l’AJAC. Cette association a fait ses preuves, ici et au-delà de nos frontières ».

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC

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Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.

Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.

Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.

Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.

« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.

« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.

Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.

Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.

Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.

Glodi Bukasa

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