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Air Congo s’envole à l’international : Cap sur Johannesburg, une première historique !
La compagnie nationale Air Congo a franchi une étape décisive ce dimanche 22 mars 2026 en lançant son tout premier vol international à destination de Johannesburg.
Parti de Kinshasa, l’appareil aux couleurs nationales a atterri à l’aéroport O.R. Tambo International Airport, officialisant ainsi l’ouverture d’une liaison directe entre les deux grandes capitales économiques de la région.

Une connexion stratégique pour les échanges africains
Cette nouvelle ligne vise à fluidifier les déplacements des passagers tout en dynamisant les relations entre la République démocratique du Congo et l’Afrique du Sud.
Le vol inaugural, référencé ET82 (FIH-FBM-JNB), symbolise une avancée majeure dans la connectivité régionale. Il ouvre la voie à un renforcement des échanges commerciaux, culturels et touristiques entre ces deux économies clés du continent.
Une vision portée par le leadership d’Air Congo
Prenant la parole, le PDG Misfin Biru Weldegeorgis a qualifié cet événement d’« étape historique ». Il a salué l’appui des autorités congolaises et sud-africaines, tout en soulignant le rôle crucial du transport aérien comme levier de développement.
Selon lui, l’aviation constitue un moteur essentiel pour stimuler les investissements, favoriser le commerce et faciliter la mobilité des populations africaines.
Une ambition affirmée pour le ciel africain

Avec le renforcement progressif de sa flotte, Air Congo affiche clairement ses ambitions : étendre son réseau à travers le continent et s’imposer comme un acteur majeur du transport aérien africain.
Cette nouvelle liaison vers Johannesburg n’est que le début d’une stratégie d’expansion visant à renforcer l’intégration régionale et à soutenir le développement économique de la RDC.
Dorcas Mwavita / Congoprofond.net
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
