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Agriculture : Mutshail Mutomb Grégoire et son homologue marocain Ahmed El Bouari en Tête-à-tête à Rabat
Mutshail Mutomb Grégoire, ministre d’État congolais, ministre de l’Agriculture et Sécurité alimentaire qui sejourne à la suite de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka au Maroc, dans le cadre du Forum MeDays, a été réçu en audience par son homologue Ahmed Bouari, ce mercredi 27 novembre à Rabat, capitale du royaume chérifien.

Au cours de l’entrevue, il était question pour les deux ministres de faire l’état de l’agriculture marocaine et congolaise et de présenter les opportunités que chaque pays peut offrir à chacun dans le cadre d’une coopération gagnant-gagnant.

Occasion pour le ministre d’État de détailler à son hôte les opportunités qu’offre la RD Congo avec ses 80 millions d’hectares de terres arables, ses 13% de réserve d’eau douce, son reseau d’irrigation naturel reposant sur le Fleuve Congo et ses affluents, ses conditions climatiques propices à l’agriculture.
Les opportunités que la RDC offre aux investissements marocains par l’installation de grands producteurs ont été aussi évoquées.

Les questions sur l’expérience marocaine en semences, sur la motorisation et l’utilisation et la production des fertilisants ont été passées au peigne fin et les deux hommes d’état ont promis la reprise et la restructuration de la coopération bilatérale qui existe depuis 2004 entre les deux pays.
Après avoir évoqué les questions de professionalisation de l’Agriculture et de l’encadrement de la jeunesse, le ministre congolais de l’Agriculture a pris congé de son hôte et se sont promis une prochaine rencontre pour une signature des accords pour la relance de cette coopération qui entre dans la logique de la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo, celle de la revanche du sol sur le sous-sol avec une agriculture congolaise competitive pouvant nourrir l’Afrique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
