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Agression sexuelles : le pasteur Paul Mukendi condamné à 8 ans de prison au Canada
Le pasteur d’origine congolaise, Paul Mukendi, a été reconnu coupable d’agression sexuelle, d’agression armée et de menace de mort sur une victime.
Pour ce, le révérend Paul Mukendi a été condamné à une peine d’emprisonnement de huit ans au Québec.
Le 28 juin 2019, au terme d’un procès de trois semaines devant douze de ses pairs, celui qui se fait appeler «l’apôtre de la ville de Québec» a été trouvé coupable des neuf chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
Si l’avocate de l’homme d’Église avait réclamé, pour son client, un sursis de sentence assorti de travaux communautaires, le juge de la Cour supérieure Jean-François Émond n’a pas vu les choses de la même façon.
Incisif envers l’accusé, le magistrat a rappelé qu’à la suite d’un procès devant jury, un juge n’avait pas à tirer ses propres conclusions, mais qu’à son avis, les faits avérés des agressions subies laissaient place à «bien peu d’ambiguïté».
*Abus d’autorité*
À plus d’une reprise, en regardant l’accusé menotté, le magistrat a rappelé que Mukendi, pour commettre ses gestes abjects, avait usé de son statut d’homme de Dieu et de son église pour favoriser une intimité que la victime ne recherchait pas, à la seule fin de répondre à ses pulsions sexuelles.
«Vous avez emprisonné la jeune victime dans une cellule virtuelle et vous avez exploité sa foi pure, naïve et malléable», a-t-il dit devant Mukendi et plusieurs de ses fidèles rassemblés pour soutenir leur pasteur dans l’épreuve.
Le président du tribunal a également estimé que «l’abus de confiance et l’abus d’autorité», des facteurs hautement aggravants, étaient tels qu’ils avaient permis à l’accusé «d’exercer une influence délétère et pernicieuse sur la victime».
«La relation était viciée depuis le départ et la violence dont vous avez fait preuve est d’une gravité particulière», a ajouté le juge, en précisant qu’elle avait de quoi «choquer», voire «arracher le cœur».
Rappelons qu’à la suite de la condamnation de Mukendi, le magistrat avait choisi d’ordonner la détention immédiate de l’accusé.
Cependant, ce dernier a porté en appel le verdict et a obtenu de la Cour d’appel la possibilité d’être remis en liberté durant les procédures.
La formation de trois juges avait cependant spécifié que, le jour du prononcé de la peine, l’homme d’Église devait se constituer prisonnier, ce que Mukendi a fait jeudi, à 9h10.
Notons que plusieurs congolais de la diaspora estiment que le pasteur Mukendi est victime de ses prêches notamment contre l’homosexualité et les symboles religieux.
« Je ne sais pas ce que nous cherchons nous les hommes, Paul Mukendi a une très belle épouse qui n’est pas comparable à cette petite minable fille qui l’accuse, une fille qu’il a nourri et supporté pendant des années. Le problème de ce pasteur n’est au fait le crime dont il vient d’être condamné, son problème c’est ses prédictions sur l’homosexualité au Canada, les signes religieux, il ne fallait pas prier Marie Mère de Jésus, ces genres de prédications ne passent pas ici, et d’ailleurs cette fille a eu toute une équipe des blancs qui l’ont encouragée et c’est dommage mais il sortira au bout de 3 ans. Par moment, faire du bien aux personnes ingrates n’est pas le synonyme de servir Dieu, plutôt c’est un risque que les bienfaiteurs prennent contre leur propre bien-être. C’est vraiment injuste. Il y a un Québecois qui avait assassiné son épouse, il a été libéré au bout de quelques mois et il a récidivé en tuant une prostituée. Condamner Mukendi c’est encourager le mensonge des filles mal dans leurs peaux, » a déclaré Faustin Katanga, un activiste politique congolais de la diaspora.
Après le prononcé de la peine, l’avocate de Mukendi a déjà fait savoir qu’elle entendait porter la sentence de son client en appel.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
