Actualité
Agression rwandaise/ M23 : Arsenal prêt à rompre son partenariat avec le Rwanda
Plusieurs médias ont rapporté, ce mardi 4 mars 2025, qu’Arsenal serait sur le point de mettre fin à son partenariat avec Visit Rwanda dès la fin de la saison 2024-2025. Ce logo, qui figure sur les manches des maillots des équipes masculine, féminine et junior du club londonien, pourrait disparaître après six ans de collaboration.
L’information a été confirmée par le média britannique Mail Sport, qui précise qu’Arsenal, actuellement deuxième de Premier League et de retour en Ligue des champions après six ans d’absence, envisage de conclure un accord plus lucratif alors que son contrat avec Visit Rwanda arrive à échéance en juin prochain.
Un nouveau sponsor de premier plan pourrait rapporter aux Gunners plus du double des 10 millions de livres sterling annuels générés par l’accord avec l’office du tourisme rwandais depuis 2018.
Depuis plusieurs années, ce contrat est au cœur de controverses au Royaume-Uni en raison des accusations de violations des droits humains visant le régime rwandais. La République démocratique du Congo (RDC) a récemment intensifié la pression en écrivant officiellement aux dirigeants d’Arsenal pour demander la fin du sponsoring de Visit Rwanda.
La RDC accuse Kigali de soutenir militairement et financièrement les rebelles du M23, responsables de l’occupation de vastes territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette situation exacerbe les tensions régionales et renforce les appels à un désengagement d’Arsenal vis-à-vis du Rwanda.
La fin de ce partenariat marquerait un tournant symbolique dans la reconnaissance des responsabilités des acteurs économiques face aux conflits en Afrique centrale.
Cedrick Sadiki Mbala
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
