Actualité
Agression Rwandaise-M23: À Londre, Thérèse Kayikwamba sollicite des sanctions ciblées contre le Rwanda
La ministre d’État aux Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a rencontré ce lundi 10 février 2025, Lord Collins Highbury, le ministre d’État britannique en charge de l’Afrique, à Londres.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans un contexte diplomatique marqué par la crise persistante à l’Est de la RDC, a permis d’échanger sur plusieurs enjeux cruciaux pour la paix et la sécurité dans la région.
La discussion a notamment porté sur la situation sécuritaire et humanitaire à l’Est de la RDC, toujours affectée par l’agression rwandaise, ainsi que les perspectives de résolution du conflit.
La ministre Kayikwamba Wagner a évoqué les résultats du récent Sommet conjoint SADC/EAC du 8 février 2025 à Dar es Salaam, soulignant les efforts internationaux pour trouver une issue pacifique à cette crise.
Par ailleurs, le sujet des violations du droit international et humanitaire commises par les responsables politiques et militaires rwandais a été abordé.
A en croire une dépêche du ministère congolais des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba a plaidé pour la mise en place de sanctions ciblées à l’encontre de ces individus afin de rendre justice aux victimes et mettre fin à l’impunité.
Cette rencontre s’inscrit dans les efforts diplomatiques de la RDC pour mobiliser la communauté internationale face à la situation critique dans l’Est du pays et trouver des solutions durables pour la paix et la stabilité dans la rrégion
WTK
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
