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Sécurité

Agression Rwandaise : La cité de Sake se vide de ses habitants !

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Il s’observe depuis le matin de ce mercredi 14 février 2024, un déplacement massif des populations civiles de Sake, cité située à plus de 25 kilomètres de la ville de Goma, dans le Chef-lieu du Nord-Kivu.

A en croire plusieurs témoignages, ce déplacement intervient après la reprise des combats qui opposent les Forces armées de la RDC, en coalition avec les groupes d’autodéfense dits  » Wazalendo « , contre les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda.

« Des combats sont en cours et à Sake nous entendons des détonations des armes et même des bombes. Nous venons de décider de nous déplacer vers Goma pour notre sécurité », a témoigné sous l’anonymat, un habitant de Sake.

Signalons que suite à ces multiples affrontements qui se poursuivent dans cette partie de la République Démocratique du Congo, plusieurs habitants de Sake ont décidé de passer nuit au camps Mubambiro, non loin de Goma.

Par contre, un autre groupe préfère marcher ou prendre des motos pour atteindre la ville de Goma.

A l’heure actuelle, la situation demeure confuse, car des combats se poursuivent.

En effet, la détérioration de la situation sécuritaire, du jour au lendemain, entraîne la panique au sein de la population. Les terroristes du M23 continuent à bombarder aveuglément la cité de Sake. Le dernier cas en date remonte au lundi 12 février 2024, tel que confirmé par la notabilité du territoire de Masisi et précisément celle du groupement Kamuronza, en territoire de Masisi.

Selon les notables, cette bombe a fait 2 morts et 15 blessés, ainsi d’énormes dégâts matériels, au camp des déplacés « Zaina ». Ces blessés ont été acheminés à Goma pour des soins appropriés.

Notons que cette salle besogne de larguer les bombes dans la cité de Sake surpeuplée, devient une habitude pour la rébellion du M23 en dépit des pertes qu’elle subit face aux FARDC – Wazalendo.

Cedrick SADIKI MBALA/ CONGOPROFOND.NET.

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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