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Agression de la RDC : Enfin, la France condamne le soutien du Rwanda au M23 ! 

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 » Nous condamnons le soutien que le Rwanda apporte au groupe M23 et nous demandons que les processus de Luanda et de Nairobi puissent être intégralement mis en œuvre » , cette déclaration a été faite ce lundi 19 décembre 2022 par la porte parole du Quai d’Orsay, Anne-Claire Legendre, en réponse à une question de la presse sur l’ingérence du Rwanda dans la rébellion du mouvement terroriste M23. 

Il faut noter que c’est la première fois que la France s’exprime de manière sans équivoque sur l’agression dont la RDC est victime de la part de son voisin, le Rwanda, sous couvert du M23.

Au sujet du processus de Luanda, il faut rappeler qu’il avait été convenu, dans la capitale angolaise, un cessez-le-feu le 25 novembre au soir, suivi deux jours plus tard d’un retrait du M23 des zones conquises. Faute de quoi, la force régionale est-africaine interviendrait pour déloger les rebelles. Le M23 s’était dit « prêt à commencer à se désengager et se retirer », mais aucun retrait n’a été observé jusqu’à présent.

La France horrifiée par les massacres en RDC 

Comme l’ONU, la France s’est dite récemment « horrifiée » par les massacres et avait appelé « tous les groupes armés à cesser immédiatement les combats et à s’engager sans délai dans le processus de désarmement ». « Ces actes ne peuvent rester impunis. Nous saluons la volonté des autorités congolaises de punir leurs auteurs en justice », avait précisé la porte-parole du Quai d’Orsay, Anne-Claire Legendre.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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