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Affaires étrangères : la Task Force de l’UA suspendue pour « inefficacité et improductivité » !

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Christophe Lutundula Apala a décidé la suspension des activités de la
Task Force mise en place au ministère des Affaires étrangères en
décembre 2020 par son prédécesseur Marie Tumba Nzeza pour accompagner
la mandature de la RDC à la tête de l’Union Africaine. Raison évoquée
: inéfficacité et improductivité.

En effet, révèle-t-il dans une note adressée au Premier ministre dont
copie est parvenue à CONGOPROFOND.NET, depuis la remise et reprise avec son prédécesseur jusqu’à ce jour, il n a jamais reçu un
quelconque rapport sur la pertinence et la réalité des préstations de
la Task Force conformément aux missions lui assignées.

Au contraire, poursuit-il, dans le seul document qui lui a été présenté, préparé par un des membres de cette structure, il n’est rappelé essentiellement que le problème des rémunérations et salaires des membres et du personnel technique de la Task Force.

Considérant, pour sa part, que les missions assignées à cette structure peuvent être « valablement et éfficacement » accomplies par
son cabinet ministériel et que la prise en charge de cette Task Force,
dans sa configuration actuelle pléthorique, semble constituer une
charge superflue et une dépense sans contrepartie justifiée pour son
ministère qu’un atout, Christophe Lutundula souligne qu’il lui parait
rationnel de suspendre les activités de cette structure et de procéder à sa restructuration pour plus d’éfficacité et d’économies.

D’ores et déjà, informe-t-il, il a décidé de créer au sein de son cabinet ministériel une cellule d’appui au président éxecutif de l’UA, qu’il est, en remplacement de la Task Force. Celle-ci sera supervisée par un coordonnateur assisté de deux ou trois chargés
d’études en lieu et place de 22 agents improductifs et sans occupations précises !

Interrogé par CONGOPROFOND.NET, un membre de cette Task Force a fait
savoir qu’il s’agit ni plus ni moins que d’ « une campagne de diabolisation tendant à saboter la mandature de la RDC à la présidence de l’Union Africaine ».

Pour rappel, cette Task Force avait dans ses attributions : de faire des
analyses stratégiques de différentes matières lui assignées ; d’apporter un appui aux ministères sectoriels dans leur rapport avec les organes de l’UA ; d’accompagner le président du Conseil exécutif de l’UA, donc le ministre des Affaires étrangères ; etc.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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