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Affaire « Vol des véhicules du gouvernement » : Une famille dénonce le décès de son fils Kambika à la prison de Makala

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L’une des trois personnes interpellées par la Justice au sujet du vol des véhicules sur le parking de la primature en mai 2020, aurait perdu la vie à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, a appris CONGOPROFOND.NET des sources familiales.

La famille Kambika qui déplore la mort de son fils Ibrahim Kambika, fustige le fait pour la justice Congolaise de n’avoir pas jugé les personnes arrêtées, jusqu’à les incarcérer dans la prison centrale pendant plus de 3 ans sans procès, soit de mai 2020 à ce jour.

Ibrahim Kambika Folo, Edo Kasemba Mapata, et Jean-Louis Kingombe Omba sont les personnes qui ont été poursuivies dans cette affaire.

Les véhicules volés, pour lesquels ils ont été interpellés, sont une propriété du gouvernement et de la présidence de la République. D’après nos sources, le vol a été conspiré par un général des FARDC, qui avait débarqué sur le lieu avec ses poulains pour opérer.

Pendant ce temps, Kasemba Mapata qui continue à croupir en prison, serait dans un état très critique et le deuxième, Mr Jean-Louis Kingombe Omba reste introuvable jusqu’à ce jour.

« Ils ont été arrêtés et mis en prison sans être ni jugés, ni condamnés. Aujourd’hui notre fils Kambika est décédé en prison, quelle explication peuvent-ils nous donner ! De notre côté, en tant que famille, nous n’avons pas été notifiés sur tous ces événements pour voir comment prendre des mesures afin de sauver la vie de notre fils. Tout ce que nous réclamons aujourd’hui, c’est d’être remis dans nos droits », déclare Kambika Mpungu, membre de la famille du défunt, réclamant, par ailleurs, toute la lumière sur le décès de leur enfant.

Somme toute, la famille de la personne qui serait décédée en prison réclame justice et demande que le corps de leur fils Ibrahim Kambika leur soit restitué pour des obsèques en son honneur.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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