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Affaire Moïse Mbiye: « Nous voulons que le pasteur puisse reconnaître tout ce qu’il a fait à notre cliente… » ( avocat Eliane Bafeno)
« Nous voulons que le pasteur puisse reconnaître tout ce qu’il a fait à notre cliente… », a indiqué ce mercredi 29 janvier 2020, l’avocat de Bafeno Eliane était devant la presse à Kinshasa pour essayer de répondre à certaines questions.
A cette occasion, Jimmy Ngalasi a affirmé dur comme fer, que sa « cliente a été bel et bien engrossée par le pasteur Moïse Mbiye et a été forcée d’avorter ».
« Madame Eliane Bafeno a saisi la justice pour quatre dossiers notamment l’avortement sans son consentement et puis dans un mauvais état, c’est-à-dire qu’on lui a fait avaler quelque chose.
Le pasteur Moïse Mbiye est titulaire de cette grossesse, mais il s’avère que pour les intérêts de préserver l’image du serviteur de Dieu, ma cliente a fait face à ça. C’était la grossesse du pasteur Moise Mbiye… », a déclaré Jimmy Ngalasi.
Et de poursuivre: « Notre cliente Eliane Bafeno a saisi la justice parce que sa santé n’était plus bonne depuis que cette histoire s’est passée ». « Elle était consciente qu’avec cet acte, le regard des Congolais et du monde entier surtout pour les fanatiques qui sont à l’église était là, mais elle a accepté de porter le fardeau », a-t-il ajouté.
Tout en dénonçant « certaines personnes qui veulent influencer la justice pour laver le pasteur Moïse Mbiye, Jimmy Ngalasi promet qu’ils iront jusqu’au bout pour que justice soit faite.
Le pasteur Moïse Mbiye, responsable de l’église Cité Béthel située à Limete, est éclaboussé dans un scandale sexuel qui défraie la chronique depuis plusieurs jours en RDC.
Il est est accusé de viol, avortement, menace de mort et atteinte à la pudeur, par Eliane Bafeno, fidèle de son église qui affirme avoir eu une relation amoureuse avec ce dernier depuis l’âge de 16 ans (mineure).
L’affaire est au niveau du parquet près le tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe alors que l’accusé (le pasteur Mbiye) s’est envolé pour l’étranger quelques jours après que l’affaire ait éclatée.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
