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Affaire « Ministère public contre M. Masudi Kansilembo Pierre » : scandale ce vendredi à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe ! 

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A l’audience publique de ce vendredi 19 mars 2021 devant la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe siégeant en foraine à la Prison centrale de Makala dans la cause inscrite sous le RP 780, dans laquelle le Ministère Public poursuit Monsieur MASUDI KANSILEMBO Pierre, Directeur Chef de la Brigade Criminelle de la Gombe, pour les infractions d’extorsion de la somme de 75.OOO USD et arrestation arbitraire et de complicité des deux infractions à charge des deux autres, la Cour d’Appel a refusé d’accorder la parole aux avocats de la victime, Monsieur AKOLIYA VISARAMBHAI NARANBHAI, pour faire acter la constitution des parties civiles de leurs clients.

Le président de la Chambre a soutenu qu’il s’agit d’une chambre spéciale dont la mission est de statuer en chambre du Conseil relativement aux différentes demandes de mise en liberté provisoire et mainlevée de la détention sollicitées par les prévenus. Il a en outre affirmé que leur mission est essentiellement et exclusivement de répondre à ces demandes de mainlevée de la détention et de liberté provisoire.

Après que les prévenus aient plaidé sur leur demande, la Cour a clos les débats sans accorder la parole aux avocats de la partie civile et pris la cause en délibéré pour un arrêt attendu dans les 24 heures.
 » C’est une posture ubuesque et incroyable, digne d’un Etat de droit à la congolaise », a commenté un juriste au micro de CONGOPROFOND.NET à l’issue de l’audience. Il ajoute que pourtant, aux termes de l’article 53 du code de procédure pénale, lorsque le ministère public décide d’exercer l’action publique, il adresse une requête aux fins de fixation d’audience et les pièces au juge compétent, qui fixe le jour où l’affaire sera appelée. A cet effet, la juridiction de jugement est saisie par citation donnée au prévenu et, éventuellement, à la personne civilement responsable ou à la partie lésée. Elle est également saisie par la comparution volontaire du prévenu.

Au regard de ce qui précède, l’affaire qui est fixée l’est pour toutes les parties et non seulement pour les prévenus. Par conséquent, il est anormal que la Cour d’Appel fixe cette affaire, en violation des règles de procédure, pour ne statuer, curieusement et contre toute attente, qu’en chambre du conseil, sans tenir au préalable une audience ordinaire pour laquelle elle a été saisie par la requête aux fins de fixation d’audience. La Cour s’est fixée une urgence à libérer et non à statuer sur l’affaire à titre principal et d’apprécier la nécessité de la détention préventive à titre subsidiaire comme la procédure l’exige. « La Cour a mis la charrue devant les bœufs », a-t-il conclu.

A l’en croire donc, dans cette espèce, la Cour a siégé comme juge de la détention préventive au premier degré, exerçant de ce fait une compétence dévolue exclusivement au juge de paix.
Par conséquent, il a péché par un déficit criant d’équité. Ce qui nourrit un soupçon de circulation d’espèces sonnantes et trébuchantes. Dans cette éventualité, on peut penser que les sommes qui auraient été refusées par le Parquet Général de la Gombe ont finalement réussi à trouver un terrain d’atterrissage à la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe.

A l’opposé de l’attitude empreinte d’honorabilité et des compétences avérées du Premier Président de la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, ILUNGA TSHIAMAKEJI Aimé, sur qui le Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI a placé sa confiance pour la matérialisation effective de l’Etat de droit dans cette juridiction, le comportement de ses juges, qui frise non seulement le scandale, mais encourage les antivaleurs, devra sévèrement être sanctionné après l’ouverture d’une action disciplinaire.

Ainsi, l’opinion publique en appelle à la vigilance du Premier Président de la Cour de Cassation et du Procureur Général près cette même Cour, qui ont chacun en ce qui le concerne la charge de veiller à la bonne administration de la Justice, à l’effet de marquer au fer rouge les brebis galeuses qui remplissent encore nos Cours et Tribunaux, alors qu’il sont censés dire le bon droit au nom du peuple congolais.

En tout état de cause, il revient au Premier Président de la Cour d’appel de la Gombe de corriger ce scandale et de recommander à ses collègues juges qui auront la charge, non seulement de corriger cette flagrante injustice, mais aussi de dire le droit, de s’y atteler de manière à combattre les Kuluna en col blanc.

Pour rappel, Pierre Masudi, chef de Brigade criminelle de Kinshasa-Gombe,  est accusé d’association de malfaiteurs et d’extorsion de 75 mille USD par l’Indien Akoliya. Après son arrestation mardi 23 février sur ordre du procureur général près la Cour de cassation, Victor Mumba, et son audition par un inspecteur qui, par après l’a gardé à vue, Pierre Masudi a été amené devant un magistrat du parquet près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe. Ce dernier a décidé après l’avoir auditionné, d’établir le jeudi 25 février, un mandat d’arrêt provisoire (MAP) à son endroit.  Le chef de Brigade criminelle de Kinshasa-Gombe a été acheminé en fin février à la prison de Makala.

N. M./CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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