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Affaire « Kamerhe » : une dizaine de militants arrêtés dont un journaliste à Bukavu
Les forces de l’ordre ont arrêté une dizaine de manifestants qui ont passé la nuit dans plusieurs amigos de la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu.
» Nos militants ont été interpellés depuis la matinée et passent la nuit au cachot de la police jusqu’à maintenant personne n’a été relâchée », témoigne un cadre de l’UNC.
Parmi les interpellés et qui passent la nuit à l’amigo, le journaliste du média en ligne jambordc, Martial Kalala, arrêté alors qu’il couvrait les échauffourées entre police et militants de l’UNC.

Jambordc dénonce cette entrave à la liberté de la presse et exige la libération de son journaliste qui a été interpellé alors qu’il ne faisait que son travail. « Aucun journaliste ne mérite d’être mis en prison parce qu’il a fait son travail. Cette attitude des forces de l’ordre n’est pas de nature à favoriser un bon climat de travail en cette période où les habitants ont plus que jamais besoin de la presse. Nous éxigeons la liberation, sans délai, de Martial Kalala », a insisté Honneur-David Safari, Coordonnateur a.i. de REMEL-GL.
Plusieurs manifestations ont étés organisées dans la ville de Bukavu pour revendiquer la libération de Vital Kamerhe. Des manifestants ont été interpellés, les vitres du bureau saccagées et autres dégâts commis à Bukavu dans les accrochages entre police et manifestants de l’UNC.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
