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Affaire « Joseph Kabila » : Ferdinand Lokunda Dasilva exige un test ADN pour lever le voile sur les origines de l’ancien président

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La question de la filiation de Joseph Kabila revient au centre du débat national, attisée cette fois par une sortie fracassante de Ferdinand Da Silva Lokunda, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), membre actif de la société civile congolaise. Profitant de la levée récente des immunités parlementaires de l’ancien chef de l’État par le Sénat, Lokunda appelle la justice congolaise à se saisir, enfin, de la question de ses origines qu’il qualifie de « douteuses ».

Dans une déclaration sans fard, le président de l’ASMECO affirme : « Nous remercions le Sénat pour ce courage. Le moment est venu pour la justice de faire la lumière sur les origines de Joseph Kabila. Depuis qu’il est arrivé au pouvoir jusqu’à ce jour, une majorité de Congolais doute de ses origines. »

Ferdinand Da Silva Lokunda réclame ni plus ni moins qu’un test ADN complet de Joseph Kabila, comparé à l’ADN du défunt président Laurent-Désiré Kabila et de Sifa Mahanya, officiellement présentée comme sa mère. Il appelle également à l’audition de cette dernière : « Il doit prouver que Sifa Mahanya est sa mère biologique. La justice doit l’interpeller. Ce pays en a marre du mensonge. Il faut que cela cesse. »

Le leader associatif va plus loin, évoquant un complot d’« occupation occidentale et rwandaise », et accusant l’ex-président d’avoir incarné ce système par sa seule présence au sommet de l’État. Pour Lokunda, un doute persistant entache la légitimité même de Kabila, dont la véritable identité serait restée dans l’ombre pendant deux décennies de pouvoir.

Cette interpellation résonne avec l’alerte lancée récemment par l’avocate belge Me Anne Gréco, qui s’inquiétait de ce qu’elle qualifie de « falsification historique » autour de la figure de Joseph Kabila. Elle avait souligné les nombreuses incohérences et omissions dans les documents d’état civil de l’ancien président, appelant à une enquête indépendante et approfondie.

Alors que la RDC semble s’ouvrir à un véritable tournant politique, la société civile entend peser sur le tempo judiciaire. La vérité sur l’identité de Joseph Kabila, exigée désormais sur la place publique, pourrait bien devenir une affaire d’État. Car si le doute venait à être confirmé, c’est toute une page de l’histoire congolaise récente qui vacillerait.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET 

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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