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Affaire des « Enfants Mushobekwa » : 2 policiers sans avocats à la 1ère audience, le présumé accusé Mambabwa attendu le 5 mars

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La tension est montée d’un cran ce jeudi 26 février 2026 à la Cour militaire de garnison de Kinshasa/Gombe. L’ouverture officielle du procès dans l’affaire dite des « enfants Mushobekwa » s’est soldée par un renvoi au 5 mars prochain, en raison de l’absence du principal prévenu, Philémon Mambabwa.

Un dossier sensible, des accusations graves et une bataille procédurale qui ne fait que commencer.

Une première audience sous haute tension

C’est devant la Cour militaire de garnison de Kinshasa/Gombe que s’est tenue la première audience publique dans ce dossier très suivi. L’affaire oppose l’ancienne ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, à Philémon Mambabwa, cadre supérieur présenté comme agent ( AP) de l’Agence nationale de renseignements (ANR).

Au cœur du procès : des faits présumés de violences sur les fils de l’ancienne ministre.

Mais à l’appel de la cause, un fait majeur a marqué les esprits : l’absence du prévenu principal.

L’absence de Philémon Mambabwa au centre des débats

Seuls les avocats de l’accusé se sont présentés à l’audience. Le collectif, composé de 4 conseils ( dont un avocat près la Cour de cassation ) a sollicité la remise de l’audience, invoquant un empêchement d’ordre professionnel.

Selon eux, leur client n’a pas pu comparaître pour des raisons liées à ses fonctions.

Un argument qui n’a pas totalement convaincu la juridiction.

La Cour a rappelé que l’audience était fixée depuis plusieurs semaines et que toutes les parties avaient été régulièrement notifiées. La partie civile a, de son côté, souligné que le bureau du prévenu ne serait situé qu’à une faible distance du siège de la juridiction, estimant que cette absence ne pouvait être justifiée par de simples obligations professionnelles.

Les avocats ont demandé un report de 2 semaines. La Cour n’a accordé qu’un délai d’une semaine, renvoyant l’affaire au jeudi 5 mars 2026, tout en exigeant la comparution personnelle de l’accusé.

Marie-Ange Mushobekwa hausse le ton

Présente à l’audience aux côtés de ses conseils, Marie-Ange Mushobekwa n’a pas caché son indignation. À l’issue de la séance, elle a affirmé avoir obtenu l’autorisation de l’auditorat militaire afin que le prévenu soit déchargé de ses fonctions pour pouvoir comparaître lors de la prochaine audience.

L’ancienne ministre accuse ouvertement Philémon Mambabwa de chercher à « manipuler la justice ».

Elle s’interroge notamment sur le fait qu’un agent supposé de l’ANR puisse encore invoquer des impératifs professionnels pour éviter une comparution personnelle devant une juridiction militaire.

De leur côté, les conseils de l’accusé assurent que leur client s’est toujours présenté aux convocations du parquet et qu’il entend bien comparaître devant la Cour.

Deux policiers sans défense

Autre fait marquant de cette première audience : la présence de 2 policiers également poursuivis dans le même dossier, accusés d’avoir frappé les fils de Marie-Ange Mushobekwa.

Ces derniers se sont présentés sans avocats. Interrogés par la Cour, ils ont évoqué un manque de moyens financiers pour assurer leur défense.

La juridiction a décidé qu’ils bénéficieront d’une assistance d’avocats lors de la prochaine audience.

Rendez-vous décisif le 5 mars

L’affaire est donc renvoyée au 5 mars 2026 pour la poursuite de l’instruction en audience publique.

Cette date s’annonce cruciale. La Cour a exigé la comparution personnelle du principal prévenu.

Exaucé Kaya & Dorcas Mwavita 

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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