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Affaire des « Enfants chilleurs »: “Je suis choqué”, le prévenu Philémon Mambabwa rejette les accusations de Mushobekwa et crée le doute

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La 7ème audience de l’affaire des « Enfants chilleurs » a été marquée, ce jeudi 9 avril, par la prise de parole de Philémon Mambabwa, qui a d’emblée affiché son indignation face aux accusations portées contre lui. Devant la cour, ce haut cadre de l’ANR s’est dit « choqué » par les faits qui lui sont reprochés, notamment la séquestration et les violences présumées sur les enfants Mushobekwa.

Selon lui, ces accusations ne reflètent en rien la réalité de la situation vécue cette nuit-là.

Une version des faits contestée

Revenant sur le déroulement des événements, Philémon Mambabwa affirme avoir simplement demandé que les jeunes garçons soient conduits à la guérite en attendant leurs parents. Il explique avoir été surpris de recevoir, peu après, des appels de certaines autorités l’accusant de séquestration, alors même que la mère des enfants n’était pas encore arrivée sur place.

Dans ce contexte, il indique avoir contacté John Kanyoni Nsana, présenté comme un proche de la famille Mushobekwa, afin de lui exposer sa version. Il rejette catégoriquement toute tentative d’arrangement à l’amiable, qualifiant les affirmations de la partie civile de « fausses ».

La question sensible des violences

L’un des points centraux du débat a porté sur les événements survenus au cours de la nuit. Le prévenu affirme avoir découvert plusieurs jeunes dans sa résidence, y compris dans les espaces privés de ses filles. Face à cette intrusion, il dit avoir demandé à ses policiers de « maîtriser » les concernés.

Un terme qui a suscité de vifs échanges à l’audience. Mambabwa insiste : « Il ne s’agissait pas de recourir à la violence, mais d’empêcher toute fuite, certains jeunes ayant opposé de la résistance ».

Il nie toute responsabilité dans les blessures évoquées, allant jusqu’à suggérer que certains jeunes étaient dans un état d’ivresse avant leur arrivée.

Une gestion “familiale” de la situation ?

Se présentant comme un père de famille confronté à une intrusion nocturne, Philémon Mambabwa soutient n’avoir ni frappé les enfants ni donné l’ordre de le faire. Il affirme que la situation a été gérée avec retenue.

Il ajoute avoir reçu la mère des enfants le lendemain matin dans un climat apaisé, sans incident notable, les échanges s’étant déroulés de manière cordiale dans sa résidence.

Sur fond de ces explications, l’audience a mis en évidence plusieurs divergences entre les versions de la défense et celles de la partie civile.

Pour tenter d’éclaircir ces zones d’ombre, la cour attend désormais des témoignages jugés déterminants. Parmi eux : John Kanyoni Nsana, ainsi que Sakina, amie de la fille Mambabwa, et Claudian, le fils Mushobekwa, tous absents lors de cette dernière audience.

Leurs dépositions pourraient s’avérer décisives dans une affaire qui continue de captiver l’attention judiciaire et publique.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

 

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BAD–AIFD : à Brazzaville, Hervé Claude Batukonke plaide pour des projets industriels mieux préparés et mieux financés

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En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement ouvertes ce lundi 25 mai à Brazzaville (République du Congo), l’Association des institutions financières de développement (AIFD) tient sa 52ᵉ session ordinaire autour des grands enjeux liés au financement du développement du continent africain.

C’est dans ce cadre que le Directeur général du Fonds de Promotion de l’Industrie( FPI), Hervé Claude Batukonke, est intervenu lors d’un panel de haut niveau consacré à la préparation et au financement des projets structurants.

Prenant la parole devant plusieurs experts et responsables d’institutions financières africaines, le patron du FPI a rappelé qu’aucun projet industriel ou de développement ne peut réussir sans une préparation rigoureuse. Selon lui, tout projet suit un cycle précis allant de la conception à la réalisation, d’où l’importance capitale de l’expertise technique et des compétences dans les phases d’élaboration, d’analyse et de maturation des projets.

Hervé Claude Batukonke a particulièrement insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses structures d’accompagnement des projets, tout en développant une véritable dynamique de réseautage entre institutions financières du continent. Pour lui, le financement seul ne garantit pas la réussite d’un projet si celui-ci n’a pas été correctement étudié et évalué en amont.

« On peut bien financer un projet, mais s’il n’est pas bien analysé, il est voué à l’échec », a-t-il fait comprendre, dans un contexte marqué par la rareté des capitaux et l’exigence accrue de rentabilité et d’impact des investissements.

Le Directeur général du FPI est également revenu sur le rôle stratégique joué par son institution dans le processus d’industrialisation de la République démocratique du Congo. Il a plaidé pour une plus grande ouverture régionale et internationale afin de favoriser le cofinancement des projets industriels africains et accélérer la transformation économique du continent.

Il convient de rappeler que l’AIFD regroupe plus de cent institutions financières de développement à travers l’Afrique et bénéficie du parrainage de la BAD. C’est d’ailleurs cette proximité institutionnelle qui explique la tenue concomitante de ses assemblées avec celles de la Banque africaine de développement. En RDC, le FPI figure parmi les membres actifs de cette organisation continentale.

Ouvrant officiellement les travaux de l’AIFD, Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille du République du Congo, a reconnu que l’Afrique fait face à d’importants défis économiques et structurels. Toutefois, il a estimé que ces difficultés ne constituent pas une fatalité.

Pour Christian Yoka, les contraintes auxquelles le continent est confronté peuvent être transformées en opportunités d’investissement, à condition de renforcer les mécanismes de financement, la coopération régionale et la qualité des projets portés par les États et les institutions africaines.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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