Provinces
Affaire « Démolition des habitations illicites » : André Kapampa éclaire la lanterne de l’UDPS/Kasumbalesa
A la suite des pressions de L’UDPS/ fédération de Kasumbalesa, en rapport avec la démolition annoncée des constructions anarchiques, le maire de la ville, Me André Kapampa, a tenu une réunion d’harmonisation de vues sur cette question, ce mardi 28 mars 2023, avec la délégation de ce parti conduite par Gabriel Tshimanga.
Devant cette équipe du parti au pouvoir, l’autorité urbaine a eu des mots justes pour faire voir aux uns et aux autres le bien fondé de sa démarche consistant à mettre fin au conflit opposant la DGDA, responsable du terrain Whisky, aux occupants illégaux. Il a tenu surtout à avertir la population de ce coin de l’engagement de la DGDA de récupérer son terrain, d’une part, d’autre part à inviter les Congolais, du côté route de contournement, de revenir construire au pays, car ils sont chez autrui.
Pour mettre fin à cette situation , Kapampa Kamwanya présente la Commission déjà mise en place pour traiter cette question, en vérifiant les documents des occupants illégaux pour qu’au final, ils aillent sur un autre site. » Nous tous, chers membres du parti au pouvoir, avons le soucis de servir la population. Mais nous devons faire tout pour que cette dernière respecte le patrimoine d’autrui. Cela nous évitera des problèmes. La DGDA a déjà saisi la justice pour récupérer son terrain spolié. Voilà pourquoi il a été de mon devoir de sensibiliser ma population à libérer le terrain d’autrui. Après ma ronde, une commission est à pied d’œuvre pour étudier, au cas par cas, et un site sera disponibilisé », souligne André Kapampa.
Pour sa part, Gabriel Tshimanga invite le maire à traiter le dossier avec tact en mettant en avant plan les intérêts de la population. Pour lui, que la commission travail d’abord avant d’envisager la démolition.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Actualité
« On veut me salir politiquement ! » : Crispin Mbindule rejette les accusations de soutien aux groupes armés
Le député national Crispin Mbindule rejette fermement les accusations selon lesquelles il entretiendrait des groupes armés dans la région de Butembo, au Nord-Kivu. Face à la presse, l’élu dénonce une campagne de discrédit politique orchestrée, selon lui, pour ternir son image et réduire au silence ses prises de position sur le changement de la Constitution.
Le parlementaire affirme que son engagement auprès des militaires des FARDC et des wazalendo relève uniquement de l’effort de guerre contre les groupes armés et l’agression étrangère dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« Lorsque j’achète des vivres pour les militaires FARDC et pour les wazalendo qui sont au front afin qu’ils puissent résister face à l’ennemi, le gouverneur appelle cela un soutien aux milices. C’est totalement faux », a martelé Crispin Mbindule.
Le député rappelle qu’il s’est toujours présenté comme un opposant aux rébellions ayant déstabilisé l’Est du pays, bien avant l’accession du président Félix Tshisekedi au pouvoir. Il considère ainsi son implication actuelle comme un devoir patriotique et légal en tant qu’élu national.
« Aujourd’hui, comme député national, j’ai l’obligation de contribuer à l’effort de guerre. Ce patriotisme ne peut pas être transformé en accusation politique », a-t-il déclaré.
Dans son intervention, Crispin Mbindule est également revenu sur ses anciennes relations avec l’actuel gouverneur militaire du Nord-Kivu. Il évoque notamment leur parcours universitaire commun ainsi que leur militantisme au sein d’une association de jeunes opposés à l’agression rwandaise.
Selon lui, leurs divergences seraient apparues lorsque le gouverneur aurait choisi de rejoindre la rébellion du RCD, alors que lui-même affirme être resté engagé dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.
« Ce débat est politique et démocratique, mais il ne doit pas conduire à la persécution des opposants d’opinion », a soutenu l’élu de Butembo.
Très critique envers les méthodes du gouvernorat militaire, Crispin Mbindule appelle les autorités provinciales à privilégier le dialogue démocratique plutôt que « la voie des menaces et des services de renseignements ».
Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
