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Affaire 6 milliards à l’EDU-NC : Willy Mishiki charge la DINACOPE et dédouane Raïssa Malu

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*Après avoir alerté l’opinion publique, lors d’une sortie médiatique la semaine écoulée, sur un prétendu détournement de 60 milliards de francs congolais par la MINETAT Raïssa Malu Dinanga, le député national Willy Mishiki s’est rétracté. Il s’attaque désormais à la DINACOPE et ce, après avoir poussé plus loin les enquêtes, dit-il. Il salue les nouvelles mesures prises par Raïssa Malu pour mettre fin à la gabegie financière dans son sous-secteur.*

 » _Je me suis attaqué à la Ministre parce que la Constitution est claire, le Ministre est responsable de son département_ « , a-t-il déclaré lors de sa récente sortie médiatique à travers Télé 50.

Et de renchérir :  » _Lorsque nous avons poussé les enquêtes plus loin, on a constaté que Madame n’était pas responsable directe de ce détournement. Ce sont les services et les preuves nous ont donné raison par les actes qu’elle a posés_ ».

Ainsi, Willy Mishiki estime-t-il, que c’est après son alerte que le Directeur national Boniface Mbaka Ngampembe de la DINACOPE et son adjoint chargé du système d’information, Sam Mbavu, ont été suspendus.

Il pense aussi que l’ordre donné à tous les Directeurs provinciaux de la DINACOPE, par Raïssa Malu, de suspendre tout mouvement dans le fichier paie des enseignants, jusqu’à l’aboutissement de l’audit qui a été lancé, résulte de sa sonnette d’alarme.

Cependant, cet élu de Walungu et ancien Ministre de l’agriculture sous le Président Joseph Kabila déconseille la Ministre de ne se limiter qu’au niveau des services centraux. Il propose que le contrôle soit étendu jusqu’aux écoles, car certains chefs d’établissements s’evertuaient à ponctionner chaque mois la prime des enseignants.

*Motion alimentaire et déception du public*

Au lendemain de l’annonce du dépôt de motion de défiance par le député national Willy Mishiki contre Raïssa Malu, le service de communication de l’EDU-NC est monté au créneau en qualifiant ladite motion d’alimentaire.

La volte face du député national Willy Mishiki suscite des interrogations et relance le débat sur les motions alimentaires en République démocratique du Congo.

A la suite du changement brusque de la donne, pendant que l’opinion publique, notamment les enseignants, voulaient en savoir davantage, une question fait le tour réseaux sociaux : _les deux personnalités se sont-elles rencontrées pour aplanir les divergences_ ?

Je ne l’ai jamais rencontrée, ce sont les assistants parlementaires, qui nous ont fait le rapport , a-t-il souligné.

Néanmoins, une frange de l’opinion nationale déçue par le rétropédalage de ce représentant du peuple, pense à une corruption qui serait à la base d’extinction d’une voix discordante.

Rappelons que lors de la paie de janvier dernier, les enseignants du primaire de certaines zones ont remarqué une ponction de 20 mille francs congolais dans leurs primes. Tout compte fait, le montant dégagé a été évalué à 6 milliards de francs congolais détournés, selon le député national Willy Mishiki qui accuse désormais la Direction Nationale de Contrôle, de Préparation de la paie et de la Maîtrise des Effectifs enseignants et du Personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), qui gère le fichier paie des enseignants. Le Ministère de l’EDU-NC a parlé d’une erreur qui s’est serait glissée lors de l’intégration des primes dans les salaires.

Notons que par le passé, cette prime était touchée manuellement.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET.

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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