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AFDC-A : les députés désavouent Bahati et réaffirment leur loyauté à Tshisekedi, sur fond de démission et de crise interne
Réunis ce mercredi 18 mars 2026 au Fleuve Congo Hôtel, les députés nationaux membres du groupe parlementaire AFDC-A ont rendu publique une déclaration politique dans laquelle ils se désolidarisent des propos tenus par leur président national, Modeste Bahati Lukwebo.
Dans ce document parvenu à la rédaction CONGOPROFOND, ils expriment leur profond regret face à des déclarations jugées « marquées par une légèreté grave », ayant, selon eux, remis en cause la loyauté du regroupement envers les institutions en place.

Les élus précisent que ces propos « n’engagent que leur auteur » et ne reflètent en rien la position officielle du groupe parlementaire. Ils ont, par la même occasion, réaffirmé leur « loyauté et fidélité indéfectibles » à l’Union Sacrée de la Nation ainsi qu’à son autorité morale, le Président de la République Félix Tshisekedi. Ils estiment que le désaveu exprimé à l’égard du leader du regroupement doit entraîner des conséquences politiques.
Dans leur déclaration, les députés ont également emboîté le pas aux sénateurs AFDC-A qui s’étaient déjà prononcés, appelant les mandataires publics, les membres du gouvernement ainsi que les députés provinciaux du regroupement à clarifier leur position et à se désolidariser des propos incriminés. Parmi les signataires figurent notamment Mpenbi Isomi Bazego Marie-Thérèse, Munyomo Basilwango Patrick, Mbaya Kavulambedi Adam et Ichwama Litoka Elysée.

Les députés déplorent par ailleurs l’absence de démenti formel de la part de Modeste Bahati Lukwebo dans les mêmes conditions médiatiques que celles ayant entouré ses propos initiaux, estimant que ce silence renforce l’idée d’une position assumée. Ils ont, en outre, salué les efforts diplomatiques du Chef de l’État, notamment ceux ayant conduit aux accords récents et aux sanctions internationales liées à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par le dépôt, ce même jour, de la lettre de démission de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de deuxième vice-président du Sénat. Une décision qui intervient alors qu’une pétition réunissant plus de 80 signatures de sénateurs circulait en vue de sa mise en cause. Cette démission vient ainsi couper court à toute procédure envisagée au sein de la chambre haute, tout en illustrant l’ampleur de la crise interne qui secoue actuellement l’AFDC-A.
Dorcas Mwavita