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Aéroport de Goma : Un drone rwandais tire au moins deux bombes, un aéronef touché et endommagé
Le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike Kaiko, porte-parole des FARDC, a fait savoir à la presse que l’aéroport international de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu (RD Congo), a été touché par des bombes lancées, dans la nuit de ce samedi 17 février 2024, par des drones rwandais.
Ces bombes tombent en cette période où la tension monte sur les différentes lignes de front entre les terroristes du M23-RDF et les FARDC-Wazalendo.
Pour leur part, les sources aéroportuaires et celles du gouvernorat de la province, n’ont pu fournir dans l’immédiat aucune indication sur les dégâts causés par l’engin.
Les sources aéroportuaires indiquent que des experts sont sur les lieux pour faire un bilan complet des dégâts causés par ce drone provenant du Rwanda.
Depuis deux ans maintenant, le Nord-Kivu est en proie à un conflit qui oppose le M23 ( « Mouvement du 23 mars »), appuyé par des unités de l’armée rwandaise, à l’armée congolaise associée notamment à des groupes armés dits « patriotes » ou encore « Wazalendo en swahili ».
En deux ans, la rébellion du M23 a réussi à s’emparer de vastes pans de territoire de la province. Goma, agglomération de plus d’un million d’habitants, calée entre le lac Kivu au sud et la frontière rwandaise à l’est, est actuellement pratiquement coupée de toutes ses voies d’accès terrestres vers l’intérieur du pays, au nord et à l’ouest.
Jusqu’ici , les combats se sont poursuivis la journée du vendredi 16 février dernier dans le Groupement Mupfuni Shanga entre les Wazalendo contre les terroristes du M23-RDF qui ont tenté une fois de plus de déborder pour prendre le contrôle de Bweremana, chef-lieu de la chefferie des Bahunde.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
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Youssouf Mulumbu monte au créneau : « Non à une CAN tous les 4 ans ! »
Ancien capitaine emblématique des Léopards de la République démocratique du Congo et ex-milieu de terrain du Paris Saint-Germain, Youssouf Mulumbu n’a pas mâché ses mots ce mardi 6 janvier. Invité sur les ondes, l’ex-international congolais a lancé un véritable cri de cœur contre la récente orientation prise par la Confédération africaine de football (CAF).
Au centre de la polémique : la décision attribuée au président de la CAF, le Sud-Africain Patrice Motsepe, de faire passer la Coupe d’Afrique des nations d’un rythme biennal à une organisation tous les quatre ans. Une réforme qui suscite de vives réactions sur le continent, et que Mulumbu rejette catégoriquement.
Pour l’ancien Léopard, la CAN ne saurait être reléguée au second plan dans l’agenda du football mondial. « La CAF doit rester maîtresse de son destin », martèle-t-il, estimant que l’instance africaine ne doit en aucun cas céder aux pressions de la Fifa, dirigée par Gianni Infantino. À ses yeux, espacer davantage la CAN reviendrait à affaiblir une compétition qui constitue l’âme, la vitrine et le moteur du football africain.
Aujourd’hui reconverti dans l’écriture, Youssouf Mulumbu poursuit son engagement hors des terrains. Il vient de publier Talo, un roman paru aux éditions Jets d’encre, dans lequel transparaissent ses réflexions sur l’identité, le combat et la dignité. Une voix libre, désormais littéraire, mais toujours profondément attachée à la défense des valeurs du football africain.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
