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Addis-Abeba: large victoire diplomatique de Félix Tshisekedi

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Même les plus sceptiques devraient désormais s’incliner pour reconnaître en toute humilité que la diplomatie agissante et pragmatique que mène le président de la République, Félix Tshisekedi, commence à apporter ses fruits. 

 

Après la visite du couple royal belge en juin 2022, et particulièrement celle du saint père le Pape François en début du mois de février en cours, les lignes continuent de bouger. Pour s’en rendre compte, hier totalement indifférent aux cris de détresse des Congolais et des ongs humanitaires, l’Union européenne a pu briser le silence pour débattre de la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo.

 

Dernièrement, quelques Eurodéputés n’ont pas usé de la langue de bois pour dénoncer l’agression rwandaise contre la RDC sous couvert de la nébuleuse du M23. Avant d’appeler les dirigeants de l’UE à prendre en priorité la question congolaise pour un retour à la paix, de même qu’ils affichent l’empressement sur le dossier ukrainien. Car, a lâché une Eurodéputée, la vie d’un Congolais ne vaut pas moins que celle d’un Ukrainien ! Même du côté des Etats Unis, les discours des officiels sont également en train de changer.

 

C’est dans ce cadre qu’il faut placer cette large victoire diplomatique que Félix Tshisekedi et l’ensemble de son gouvernement viennent de remporter au mini-sommet d’Addis-Abeba sur la paix et la sécurité dans la région Est de la République Démocratique du Congo, tenu ce week-end dans la capitale de la République Fédérale Démocratique d’Éthiopie. Après la présentation claire et nette de la situation qui prévaut dans la partie orientale de son pays, Félix Tshisekedi a réussi à convaincre et obtenir l’adhésion de ses homologues et autres invités chefs d’organisations continentales et mondiales participant au dit sommet à la cause congolaise. Parmi les soutiens qu’il a eus, on cite particulièrement celui du président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui s’est engagé à appuyer les efforts conjugués pour un retour rapide de la paix en RDC. C’était au terme de la réunion de la commission paix et sécurité de l’Union Africaine (UA), en présence du Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres.

 

Le Chef de l’Etat a aussi réussi à déconstruire les discours mensongers des dirigeants rwandais sur un prétendu et imaginaire génocide qui serait en cours ainsi que d’autres fausses allégations, dans le but de flouer la communauté internationale, pendant que le régime de Paul Kagame commet des massacres depuis des décennies sur les populations civiles congolaises. A propos, le président de la République a échangé avec Charles Michel, président du Conseil européen, sur la nécessité des sanctions à infliger en vue d’obtenir le respect strict de la feuille de route de Luanda par tous les signataires.

 

Félix Tshisekedi a également eu un entretien avec le SG de l’ONU, Antonio Guterres, portant sur les voies et moyens à mettre en place pour en finir définitivement avec le cycle de violence à l’Est de la RDC.

 

*Retrait du Rwanda et ses supplétifs*

 

Toujours, en rapport avec le retour de la paix qui en appelle à la cessation des violences et au retrait des forces terroristes des localités qu’elles occupent sur le sol congolais, et mettre ainsi fin aux manœuvres dilatoires justifiant le non respect de la feuille de route de Luanda, le président angolais se chargera avec le facilitateur Uhuru Kenyatta de notifier au M23, les décisions du du mini-somment d’Addis-Abeba et leur mise en œuvre immédiate.

 

En tout cas, tous les mensonges de Kigali ont été démontés au cours de ce mini-somment d’Addis- Abeba. Ce qui a permis le renouvellement des engagements sur un ton ferme, dans l’objectif d’obtenir l’exécution sans faille de la feuille de route de Luanda.

 

Par ailleurs, pour ne pas permettre aux dirigeants rwandais qui ont fait du mensonge tout un système de gouvernance, de miser sur un quelconque prétexte fallacieux, notamment celui lié à la présence sur leur sol des réfugiés congolais, le gouvernement s’est engagé à travailler à un retour rapide de quelques compatriotes se trouvant sur le sol rwandais. Cela doit se faire dans le respect des normes internationales en la matière, notamment les règles du HCR, avec l’implication étroite des notabilités locales.

 

*La RDC au Conseil de sécurité, Jean Kaseya à la tête du CDC*

 

Félix Tshisekedi et son équipe ne se sont pas seulement limités à défendre la cause du pays contre l’agression dont il est victime de la part du Rwanda avec ses supplétifs du M23, mais ils se sont également battus pour gagner des postes au sein des organisations internationales. Et leur combat a abouti avec des résultats recherchés. D’abord, la République Démocratique du Congo siégera au Conseil de Sécurité des Nations Unies comme membre non permanent, de 2026 à 2027. Ce poste a été obtenu après concertation avec le Burundi qui a accepté de retirer sa candidature en faveur de son voisin congolais. L’autre résultat de la diplomatie agissante et pragmatique du président de la République est l’élection de notre compatriote Jean Kaseya à la tête de la plus grande organisation sanitaire d’Afrique, en l’occurrence le Centre Africain pour la surveillance et la prévention des maladies (CDC). On renseigne que ça fait plus de 50 ans que la République Démocratique du Congo n’a plus occupé des postes au sein des organisations internationales.

 

Dom/Le Phare

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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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