Connect with us

Environnement

Addis-Abeba : La RDC en première ligne pour la reconnaissance de l’écocide comme crime international

Published

on

La République démocratique du Congo a réaffirmé son rôle de chef de file dans la lutte pour la reconnaissance de l’écocide comme crime international. En marge du 2ᵉ Sommet africain sur le climat (ACS2), la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a échangé avec Patricia Willocq et Guillaume Kalonji, représentants de Stop Ecocide International, afin de consolider cette dynamique diplomatique.

La rencontre, intervenue à la veille de l’ouverture du Sommet africain sur le climat (8–10 septembre), met en lumière l’importance accordée par la RDC à la justice climatique et environnementale. Le Sommet vise à harmoniser une position africaine commune en vue de la COP30, avec un accent particulier sur les solutions basées sur la nature, la finance verte et la justice climatique.

Cette mobilisation fait suite à la 20ᵉ session de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement (AMCEN-20), tenue en juillet à Nairobi. Sous le leadership de la RDC, et avec l’appui du Burundi et de la République du Congo, une résolution majeure a été adoptée, érigeant l’écocide en priorité stratégique pour le continent africain (2025–2027).
Un comité ad hoc a été mandaté pour examiner la qualification de l’écocide comme crime environnemental, dont les conclusions seront présentées lors de la prochaine session de l’AMCEN.

« La reconnaissance de l’écocide est essentielle ! La survie humaine dépend directement de la santé des écosystèmes. Or, ils sont sous une immense pression — changement climatique, déforestation, pollution, conflits. Détruire ces écosystèmes, c’est menacer directement la vie humaine », a déclaré la ministre Marie Nyange.
Elle a rappelé le rôle central de la RDC, qui abrite 62 % des forêts du bassin du Congo et protège plus de la moitié de l’eau douce du continent, appelant à transformer ce potentiel en statut de « pays-solution » grâce à des actions concrètes de préservation et de justice environnementale.

La RDC s’engage à porter la voix de l’Afrique dans les forums internationaux, notamment pour inclure l’écocide comme cinquième crime international dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI).
Cette démarche passera également par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (UNEA).
L’objectif : tenir pour responsables les acteurs, publics comme privés, coupables de destructions massives d’écosystèmes, et protéger les communautés affectées.

Avec cette initiative, la RDC se positionne non seulement comme leader africain, mais aussi comme acteur incontournable de la gouvernance environnementale mondiale, en plaçant l’écocide au cœur de l’agenda international pour la justice climatique.

Dorcas Mwavita

Actualité

UPN : Fabrice Ngubi Mombenga décroche une « Grande distinction » grâce à une recherche innovante sur la protection de la flore

Published

on

L’Université Pédagogique Nationale (UPN) a servi de cadre à une soutenance scientifique d’une rare densité intellectuelle au cours de laquelle le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, Directeur général de l’ISP BUSSA/NDOLO-LIBOKO, a brillamment obtenu la mention « Grande distinction » à l’issue de la défense publique de son mémoire de diplôme d’études approfondies (DEA).

Présenté au sein de la Faculté de pédagogie et didactique des disciplines, orientation biologie, ce travail scientifique consacre un parcours académique marqué par la rigueur méthodologique, la pertinence scientifique ainsi qu’une réflexion approfondie sur les mécanismes modernes de transmission des savoirs dans le système éducatif congolais.

Une étude centrée sur l’éducation environnementale

Intitulée : « Analyse de la fiche de préparation d’une leçon sur la protection de la flore selon l’approche par situation au niveau de la 8ᵉ année de l’éducation de base dans les écoles de Gemena/Sud-Ubangi », cette recherche s’inscrit dans une dynamique pédagogique novatrice axée sur l’éducation environnementale et la contextualisation des apprentissages.

À travers cette étude, le récipiendaire s’est appliqué à analyser les stratégies pédagogiques capables de développer chez les apprenants une conscience écologique plus affirmée ainsi qu’une meilleure compréhension des enjeux liés à la préservation de la biodiversité.

Dans son exposé, Fabrice Ngubi Mombenga a démontré avec éloquence que « l’approche par situation constitue un levier pédagogique essentiel pour stimuler l’esprit critique et la participation active des élèves face aux problématiques environnementales ».

Il a également insisté sur la nécessité d’intégrer la protection de la flore parmi les priorités éducatives des programmes de l’enseignement de base en République démocratique du Congo.

Un jury conquis par la qualité scientifique du travail

Séduit par la pertinence du sujet, la solidité des analyses et la cohérence argumentative développée durant toute la défense, le jury a unanimement salué « une contribution remarquable à l’amélioration qualitative de l’enseignement des sciences biologiques ».

Cette reconnaissance académique prestigieuse traduit non seulement le mérite personnel du Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga, mais aussi le dynamisme scientifique de l’UPN, institution réputée pour son engagement dans la formation des élites pédagogiques nationales.

Une figure montante de la recherche pédagogique en RDC

Grâce à cette distinction de haute portée académique, le Chef de Travaux Fabrice Ngubi Mombenga s’impose désormais comme l’une des figures émergentes de la recherche pédagogique en République démocratique du Congo.

Son travail illustre l’engagement d’une nouvelle génération d’intellectuels congolais déterminés à contribuer à la refondation qualitative du système éducatif national, à travers des recherches ancrées dans les réalités sociales et environnementales du pays.

Blaise ABITA ETAMBE

Continue Reading