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Addis-Abeba : Augustin Kabuya intègre la direction de l’initiative des partis politiques africains
À l’issue du 2ème Sommet des partis politiques africains, tenu du 5 au 7 novembre 2026 dans la capitale éthiopienne, les participants ont adopté la Déclaration d’Addis-Abeba et la Charte de l’African Political Parties Initiative (APPI). Le secrétaire général de l’UDPS et président a.i du parti présidentiel, Augustin Kabuya Tshilumba, figure parmi les responsables désignés au sein du bureau de cette initiative continentale, avec un mandat axé sur la gouvernance démocratique, la coopération politique et la transformation économique de l’Afrique.

Le 2ème Sommet des partis politiques africains s’est achevé le samedi 7 novembre à Addis-Abeba, en Éthiopie, sur l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, un cadre continental destiné à renforcer le rôle des formations politiques dans la gouvernance démocratique et la transformation économique du continent. Parmi les résultats majeurs de ces assises figure également l’adoption, le 6 novembre, de la Charte de l’African Political Parties Initiative (APPI), qui définit l’organisation institutionnelle et les mécanismes de fonctionnement de cette plateforme.
Augustin Kabuya au sein de la direction continentale
La RD Congo est représentée dans la nouvelle architecture de l’APPI par Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir en RDC. Il figure parmi les représentants régionaux désignés au sein du bureau inaugural de l’initiative pour un mandat de 3 ans. Le Ghanéen Johnson Asiedu Nketiah, président du National Democratic Congress (NDC), en assure la présidence.
Cette désignation place le responsable de l’UDPS dans un dispositif de coopération politique à l’échelle africaine. Elle ouvre notamment des perspectives d’échanges d’expériences entre formations politiques sur le fonctionnement des partis, la consolidation des institutions démocratiques et l’élaboration de politiques publiques orientées vers le développement.
La Déclaration d’Addis-Abeba mise sur la transformation économique
Sur le plan économique, la déclaration adoptée à l’issue du sommet appelle les partis politiques à promouvoir l’industrialisation, l’investissement productif, l’innovation technologique et la création d’emplois. Les secteurs de l’agriculture moderne, de l’agro-industrie, de la transformation locale des minerais et de l’économie numérique figurent parmi les domaines prioritaires identifiés.
Le texte encourage également le développement des échanges commerciaux intra-africains, le renforcement des chaînes de valeur régionales et la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il insiste, par ailleurs, sur la nécessité pour les pays africains de mieux valoriser leurs ressources naturelles afin que les richesses produites contribuent davantage à la prospérité des populations.
Pour la RDC, ces orientations présentent un intérêt particulier au regard de son potentiel minier et agricole, ainsi que des défis liés à la création d’emplois, à la diversification économique et à la transformation locale des matières premières. Leur traduction en programmes politiques concrets dépendra toutefois de leur appropriation par les partis et de leur mise en œuvre au niveau national.
Démocratie, responsabilité et participation des femmes et des jeunes
Au-delà des questions économiques, la Déclaration d’Addis-Abeba réaffirme l’attachement des participants au respect des constitutions, à l’État de droit, au pluralisme politique, aux libertés fondamentales et à une compétition politique pacifique. Elle rejette également les changements anticonstitutionnels de gouvernement et encourage le dialogue entre les partis au pouvoir et ceux de l’opposition sur les priorités nationales de long terme.
Le document met aussi l’accent sur la participation effective des femmes aux responsabilités politiques et économiques, ainsi que sur l’investissement dans l’éducation, la formation technique, l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes. Le sommet prévoit, en outre, le renforcement de la formation politique à travers le Conseil des écoles et instituts des partis politiques africains (CAPPSI) et la Political Academy for Transformational Leadership (PATL).
L’Agenda 2040 en perspective
Les participants ont également convenu de lancer un processus de consultations inclusives en vue de l’élaboration de l’Agenda 2040 de l’APPI. Cette vision continentale doit préciser des objectifs communs et des priorités mesurables pour la transformation politique, économique et institutionnelle de l’Afrique, en complément de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Le bureau de l’APPI et son secrétariat sont chargés d’accompagner la mise en œuvre des engagements, de favoriser le partage d’expériences entre les formations politiques et de présenter périodiquement des rapports sur les progrès accomplis.
Pour Augustin Kabuya et l’UDPS, l’enjeu est désormais de contribuer à cette dynamique continentale tout en tirant des enseignements applicables à la vie politique congolaise. Au-delà de la participation aux rencontres internationales, la portée de ces résolutions se mesurera à la capacité des partis à renforcer leur fonctionnement interne, à promouvoir une gouvernance responsable et à proposer des réponses concrètes aux préoccupations économiques et sociales des citoyens.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET