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Actu-poésie : le ballet de Jeanine( Par Pat le Gourou, poète)
Quand on trône à l’Assemblée,
On y rencontre des motions.
Jusque là, rien ne fait trembler
Sauf quand on entend dissolution.
A Londres souffle un petit vent;
A Kin, comme une feuille morte
Qui se déplace seule devant
La poubelle, Jeannine s’emporte.
A trop côtoyer un perchoir,
On a des réflexes d’oiseaux.
Au moindre bruit sur le trottoir,
On ne pense qu’à voler haut.
Tout devient haute trahison,
Même menace de pluie,
Qui après chaleur a raison,
Comme jour succédant à nuit.
Dissoudre est constitutionnel,
Et menacer d’en arriver
N’est nullement infractionnel,
Sauf pour ceux qui seront privés
D’un positionnement flatteur,
Dans un hémicycle qui déjà
Devant l’effet de la torpeur,
S’est effiloché ci et là.
Pensant donner une leçon,
Jeannine se soumet un devoir :
Relire la Constitution,
Et les nuances, bien les voir.
Pour enseigner longueur des mains,
Connaître plus long que le bras.
S’en souviendra a-t-elle demain ?
Jeannine est dans des mauvais draps.
A Londres, Félix a parlé,
A Kin, Jeannine a paniqué.
Et d’ici je l’entends râler,
Alors que rien est appliqué.
Somme toute, haute trahison,
C’est menacer le Président.
Sa personne est institution,
Agir ainsi est outrecuidant.
Pat le Gourou
Actu-poésie