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Accord RDC-Ventora : Jean-Michel Mvondo et le RECIC quittent CNPAV pour non respect des principes
Le Réseau d’Education Civique au Congo (RECIC) dénonce un climat de méfiance et la prise en otage de la liberté d’action et de pensée au sein de la plateforme « Congo n’est pas à vendre* (CNPAV) et quitte cette structure de la Société civile. En Effet, Jean-Michel Mvondo, secrétaire exécutif de cette Ong déplore les réunions convoquées à l’insu des autres, le détournement de la mission initiale de la structure et des agendas cachés. Le secrétaire exécutif du RECIC a, à donc levé l’option de rejoindre le camp de la vérité, de déballer tous les secrets et mettre la plateforme CNPAV KO debout. Il a expliqué les raisons de
son départ du CNPAV, en précisant que le RECIC est blasé de la pensée unique imposée par certains ténors de “Congo n’est pas à vendre”, le déroutage de sa mission initiale de lutte contre la corruption dans son ensemble pour faire place à la campagne de sape contre Dan Gertler. Il répond ici à deux questions avec beaucoup de details.
*Depuis votre dernière interview, le Réseau d’éducation civique au Congo -RECIC- a décidé de quitter le «Congo n’est pas à vendre» -CNPAV. Quelles sont les raisons à la base de cette décision?*
Je crois que nous avons évoqué toutes les grandes raisons dans la correspondance adressée aux amis de CNPAV. Je dois d’abord rectifier en vous informant que le RECIC n’est pas la première organisation à quitter CNPAV. Jusque-là, le RECIC est la quatrième organisation à quitter la barque. Avant le RECIC, il y a eu tour à tour AETA -Agir pour les élections transparentes et apaisées-, Observatoire de la lutte contre la corruption -OCIDEP- et l’ODEP, sans compter une autre organisation internationale. Cela dit, je m’en vais vous révéler les raisons qui ont fondé la décision du RECIC. La première : nous avons constaté qu’il y a une pensée unique. Ça veut dire qu’il y a un groupe qui veut chaque fois imposer, faire prévaloir son opinion sur celle des autres.
Nous avons commencé à nous sentir minorisés. Je suis persuadé que les amis organisaient des réunions préparatoires à notre insu avant les grandes réunions d’ensemble. La deuxième raison est que le CNPAV est détourné de sa mission initiale. Je suis parmi les personnes qui ont commencé le CNPAV, lui ont donné une forme et ont défini quelques thèmes de ses interventions. CNPAV a été créé pour lutter contre la corruption dans son ensemble, mais on choisissait les thèmes. Nous avons été vraiment démotivés quand nous avons constaté qu’un groupe d’amis n’avait plus l’intérêt à la lutte contre la corruption dans son ensemble mais a commencé à centrer uniquement son combat autour de Dan Gertler. Ce n’est pas mauvais, c’est un thème. Mais ça apparaît comme si Dan Gertler était devenu le thème principal, le combat principal de CNPAV. On a même eu l’impression que CNPAV était prêt à changer de nom pour s’appeler «Campagne contre Dan Gertler».
Cette façon constitue, à notre avis, un détournement de la mission initialement assignée à CNPAV. Vous pouvez imaginer que certaines composantes dénoncent les questions de gouvernance sans recevoir l’appui des autres alors qu’une énergie sans précédent s’observe lorsqu’il s’agit exclusivement des questions touchant à Dan Gertler…
Nous on ne comprenait plus rien. Nous ne pouvions plus continuer à appuyer un processus dont certaines personnes seules maîtrisaient les agendas. Pourtant, Gertler n’a pas été le seul à avoir été cité dans le bradage des richesses de la République Démocratique du Congo. Je ne veux pas parler de Forrest. Nous avons constaté qu’on a commencé à détourner CNPAV de la mission lui assignée initialement, celle de lutter contre la corruption dans son ensemble et que, depuis près de deux ans, c’est devenu exclusivement la campagne anti Dan Gertler. On aurait compris si, à part Dan Gertler, cette campagne visait d’autres personnes également soupçonnées ou accusées de bradage des richesses de la RDC. Nous avons constaté que certaines composantes ont parlé des questions liées à Transco n’ont pas été appropriées par le CNPAV dans son ensemble. Les départs successifs de l’AETA et les autres étaient des signes avant-coureurs. ODEP, qui est parti le dernier avant nous, avertissait déjà. Le RECIC, une organisation professionnelle, qui est même plus vieille que toutes les autres, s’est dit qu’il y avait un flou et que donc on ne peut pas nous tenir dans une histoire où on ne comprend pas bien les tenants et les aboutissants.
À part cette raison-là, nous avons aussi regretté et compris qu’un groupe a décidé de coter les autres, sans trop savoir sur base de quels indicateurs. Ils voyaient peut-être notre présence dérangeant, croyaient nous pousser dehors en nous donnant une cote négative et c’était vraiment pour nous une insulte. Il y a des amis qui ont été tabassés, malmenés, tués à cause de ce combat. Je ne peux pas cracher sur leurs mémoires en acceptant cette cote négative accordée par une seule personne. Je dois vous dire aujourd’hui que le CNPAV, c’est une personne qui décide et a déjà d’autres relations derrière, mais parce qu’elles ont déjà des relations antérieures, des relations historiques, elles n’ont pas la possibilité de lui dire non. On nous dit que l’accord n’a pas été publié mais, dans notre déclaration, nulle part nous disons qu’on soutienne l’accord sans qu’il ne soit publié! Les gens disent que nous avons signé la déclaration de soutien à l’accord parce que nous voulons faire partie de la commission des négociateurs pour être rétribués, c’est faux!
Personne de la Société civile n’est dans cette commission des négociateurs. Nous avons seulement souhaité que pour protéger les négociateurs contre la corruption, qu’on puisse leur allouer un pourcentage pour les motiver à ne pas être soudoyés par l’autre partie et pour mettre l’intérêt de la République au premier plan.
*On a critiqué depuis longtemps la question de Dan Gertler mais quelle est l’alternative qu’on a formulée ?*
La condamnation, c’est une chose, et l’exécution en est aussi une autre. Et c’est là même le nœud du problème. Nous tirons l’exemple de l’affaire entre la RDC et l’Ouganda. On a condamné l’Ouganda à verser l’argent à la RDC, mais ça fait combien d’années. Dans une négociation, dans un arrangement à l’amiable, ce qui est important, on ne sort pas gagnant à 100%. On perd d’un côté et on gagne de l’autre. Nous ne pouvons pas comprendre que lorsqu’il s’agit d’un communiqué contre Dan Gertler, on vous réveille même à 6h du matin. Nous avons quitté parce qu’il y a désintéressement par rapport à certaines questions de corruption, parce qu’il y a une pensée unique. Nous avons, dans notre correspondance, appelé les amis à une réflexion par rapport à tout ce débat en cascade. Mais pourquoi les gens quittent la dynamique ? Qu’ils puissent tirer la leçon.
AfricaNews & CONGOPROFOND.NET
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Haut-Katanga : L’Institut Ntetema sacré champion d’INTELLECT QUIZ et qualifié pour la finale nationale à Kinshasa
Après 2 semaines d’intenses joutes intellectuelles entre plusieurs établissements scolaires de Lubumbashi et de Kipushi, la deuxième édition d’INTELLECT QUIZ dans la province du Haut-Katanga a connu son épilogue ce mercredi 3 juin au Bureau Wallonie-Bruxelles de Lubumbashi.
Organisée par le Centre d’Appui Scolaire pour la Formation de l’Élite du Congo (CASFEC), cette compétition éducative de questions-réponses a réuni les meilleurs élèves de la province autour des valeurs d’excellence, de culture générale et d’émulation intellectuelle.

Une finale à sens unique
Au terme d’une finale très attendue, l’Institut Ntetema de Lubumbashi s’est imposé avec autorité face à l’Institut Mukoma 1 de Kipushi sur le score sans appel de 185 points contre 65, décrochant ainsi le titre de champion provincial du Haut-Katanga.
Cette victoire ouvre à l’Institut Ntetema les portes de la grande finale nationale d’INTELLECT QUIZ, prévue du 27 au 30 juin prochains à Kinshasa, où les champions des différentes provinces du pays s’affronteront pour le prestigieux titre national.
Une jeunesse congolaise riche en talents
Prenant la parole à l’issue de la compétition, Metouschélah Yubu, responsable du CASFEC, a salué la qualité des prestations offertes par les participants tout au long du tournoi.
« Cette compétition démontre que la jeunesse congolaise regorge d’intelligence, de talent et de potentiel. Pendant deux semaines, nous avons assisté à des performances remarquables de la part des élèves venus de Lubumbashi et de Kipushi. Notre mission est de promouvoir l’excellence académique et de préparer une élite capable de contribuer au développement de notre pays. Nous félicitons l’Institut Ntetema pour son sacre et lui souhaitons plein succès pour la finale nationale à Kinshasa », a-t-il déclaré.
INTELLECT QUIZ, une école de leadership
Pour sa part, Geraldie Lombo, président de la structure organisatrice, a rappelé que cette initiative dépasse le simple cadre d’une compétition scolaire.
« INTELLECT QUIZ est bien plus qu’un concours de connaissances. C’est une véritable école de leadership, de discipline et de dépassement de soi. Nous sommes heureux de voir des jeunes passionnés par le savoir et prêts à relever les défis intellectuels de demain. »
Il a également exprimé sa gratitude envers les établissements participants, les partenaires ainsi que le Bureau Wallonie-Bruxelles pour leur contribution à la réussite de cette édition.
Hommage aux partenaires
Les organisateurs ont adressé leurs remerciements à l’ensemble des partenaires ayant soutenu cette initiative, notamment Barbara Kanam, Directrice générale du Fonds de Promotion Culturelle, ainsi que Yolande Elebe, pour leur accompagnement et leur engagement en faveur de la promotion de l’éducation, de la culture et de l’excellence au sein de la jeunesse congolaise.
Avec ce sacre provincial, l’Institut Ntetema portera désormais les couleurs du Haut-Katanga à Kinshasa, avec l’ambition de décrocher le titre national et de confirmer la vitalité intellectuelle de la jeunesse congolaise.
Tchèques Bukasa/CongoProfond.net
