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Politique

Accord RDC-Rwanda : la CODEP largement satisfaite des efforts du Chef de l’État Félix Tshisekedi

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Le parti politique Convention Démocratique du Peuple (CODEP) se dit largement satisfait des efforts consentis par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, efforts qui ont abouti à la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, le vendredi 27 juin à Washington, aux États-Unis d’Amérique.

C’est ce qu’a déclaré Maître Simon Mulamba Mputu, président national de la CODEP et député national, ce mardi 1er juillet, lors d’une marche pacifique organisée pour soutenir cet accord de paix.

« J’ai un sentiment de joie. Vous avez suivi les tractations pendant cinq mois, on parlait de l’accord de Washington, aujourd’hui, c’est une réalité. Le Chef de l’État a effectué de nombreux voyages à l’extérieur du pays ; certains l’ont critiqué, mais aujourd’hui, il s’impose comme un véritable diplomate. Il a prouvé au monde entier que le Congo est un grand pays et qu’avec la diplomatie, nous pouvons tout arracher. Nous avons choisi de célébrer cet accord par une marche pacifique de l’Union sacrée », a déclaré Simon Mulamba.

En plus de cet accord politique, un autre accord axé sur les investissements devrait suivre, pour soutenir la relance de plusieurs secteurs stratégiques du pays.

« Mais on ne peut parler d’investissement sans paix », a-t-il insisté.

Face aux rumeurs d’un éventuel bradage des intérêts de la RDC, Simon Mulamba se veut catégorique : « Rien n’est bradé à ce jour, d’autant que l’accord en question n’est même pas encore signé officiellement », a-t-il martelé.

Concernant le respect des engagements de l’accord, il a souligné la détermination du Président américain à voir les deux parties respecter les termes convenus, en précisant que des sanctions sont prévues en cas de non-respect.

Simon Mulamba a également relevé que le Rwanda, impliqué dans la guerre à l’Est de la RDC, s’est appuyé sur une coquille vide, le M23/AFC, pour masquer son implication, mais a fini par l’admettre de manière indirecte.

Il a enfin exprimé son espoir de voir des avancées significatives lors de la rencontre prochaine entre les deux Chefs d’État prévue à Washington.

Faustin Nkumbi/Congoprofond.net

Politique

Kasaï-Central : Pierre Sosthène Kambidi propose un édit pour renforcer l’alimentation scolaire et lutter contre l’abandon des études

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Ce vendredi 12 juin 2026, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central a enregistré le dépôt d’une proposition d’édit d’une importance majeure. Le député provincial Pierre Sosthène Kambidi, élu du territoire de Kazumba, a soumis un texte portant sur la promotion, l’organisation et l’appui aux programmes d’alimentation scolaire dans la province.

Cette initiative vise à s’attaquer à l’absentéisme et à la déperdition scolaire. Selon l’exposé des motifs, l’alimentation scolaire constitue un levier essentiel pour améliorer l’accès à l’éducation et favoriser le maintien des élèves sur les bancs de l’école, particulièrement dans les zones rurales où de nombreux enfants abandonnent leurs études faute de repas.

Le député de Kazumba place également la santé des apprenants au cœur de sa démarche. L’édit prévoit la promotion de la nutrition et du bien-être des élèves, ainsi que le renforcement de l’éducation nutritionnelle et alimentaire. L’objectif est de former une génération consciente de l’importance d’une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge.

Au-delà du secteur éducatif, cette proposition touche aussi à un enjeu économique majeur pour le Kasaï-Central. En misant sur les systèmes alimentaires locaux et les jardins scolaires, le texte pourrait offrir de nouveaux débouchés aux producteurs agricoles de la province. Les cantines scolaires deviendraient ainsi un marché stable capable de stimuler l’agriculture familiale tout en réduisant la dépendance aux produits importés.

Sur le plan social, l’initiative entend réduire les inégalités dans l’accès à l’éducation. Garantir un repas aux élèves, sans distinction, permettrait d’améliorer les conditions d’apprentissage et de favoriser la réussite scolaire. Dans un contexte où la précarité pousse encore de nombreux enfants, notamment les jeunes filles, à abandonner l’école, cette mesure pourrait constituer un facteur déterminant de maintien dans le système éducatif.

Déposée ce vendredi au bureau de l’organe délibérant, la proposition d’édit suivra désormais la procédure législative. Elle sera examinée en séance plénière pour un débat général et son éventuelle recevabilité, avant d’être renvoyée en commission pour une analyse approfondie article par article. À l’issue de ce processus, le texte reviendra en plénière pour son adoption ou son rejet.

Si cet édit est adopté, le Kasaï-Central rejoindra le cercle encore restreint des provinces disposant d’un cadre légal spécifique en matière d’alimentation scolaire.

Faustin Nkumbi

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