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Accord RDC-Primeira : André Wameso appelle la classe politique au même entendement pour récupérer la souveraineté du pays
Le Ministre des Finances, Nicolas KAZADI-KADIMA NZUJI, le Directeur de Cabinet Adjoint du Président de la République chargé des questions Économiques et Financières, André WAMESO, et le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick MUYAYA KATEMBWE, ont co-animé ce lundi 28 août 2023, un briefing presse autour du Dossier « Primera RDC : enjeux, retombées et perspectives du partenariat stratégique émirati-congolais dans le secteur de l’Or artisanal et des 3T ».
Prenant la parole, Nicolas Kazadi a relevé les sociétés congolaises et étrangères impliquées dans une série d’exportation au Rwanda des tonnes d’or. Rassurant qu’elles sont poursuivies et que les affaires sont en instruction, le ministre des Finances croit fermement qu’elles seront punies.
Nicolas Kazadi a dans la foulée balayée l’hypothèse d’Alfred Maisha, député élu de Bukavu stipulant que la RDC a accordé à la firme de droit émirati Primeira, des avantages exorbitants pour l’exploitation de l’or, de la cassitérite et du cobalt dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema.
« Aujourd’hui, selon les renseignements que nous avons, Congo Com pourrait avoir produit et exporté au Rwanda l’année dernière 3 tonnes mais n’a déclaré que 15 kilos. C’est de cela qu’il s’agit, et il n’est pas le seul. Aujourd’hui, l’État estime que le manque à gagner en terme d’exportation l’année dernière, se chiffre environ 1 milliard de dollars, ça pourrait encore grandir. Il y a une instruction en cours, il y a eu des saisies, saisie d’ordinateurs, saisie d’informations financières et économiques. Un procès doit bientôt démarrer. L’idéal est qu’il soit puni et que chacun prenne ses responsabilités », a dit Nicolas Kazadi.
Dans la foulée, le ministre des finances s’est inscrit en faux sur le montant de 20.000 USD de redevance qu’apporte la société Primeira au gouvernement congolais.
« Lorsqu’on parle des investissements, on parle des 20.000 USD d’un côté. 20.000 USD c’est le capital (…) Pour la première année, Finera a prévu d’investir 950 millions de dollars pour récupérer 8 tonnes d’or. Pour la deuxième année l’objectif était d’arriver à 24 tonnes d’or par mois. Et pour cela, Primeira a prévu 1,5 milliard USD. Pour la troisième année, on espère arriver à 36 tonnes d’or avec un flux de 2,5 milliards USD. Parler de 20.000 USD c’est totalement ridicule. Ce montant que Primeira met est entrain dans notre pays pour soutenir notre économie. », a-t-il martelé.
Prenant la parole à son tour, le Directeur de Cabinet Adjoint du Président de la République chargé des questions Économiques et Financières, André WAMESO, a abordé dans le même sens que Nicolas Kazadi soulignant les bénéfices de Primeira autour des 45% qui vont revenir à la RDC.
« Je voulais compléter le ministre des Finances quand il parlait du million 5 qu’on obtenait avec la fiscalité sur les 3 tonnes d’or exportés. Nous sommes sans oublier que la RDC ayant 45% de part, à la fin de l’exercice bancable, c’est des dividendes sur les bénéfices de Primeira autour de 45% qui vont encore revenir à la RDC », a-t-il dit.
Il a ajouté : « À part ça, je me réjouis de ce qui arrive. J’espère que ça va permettre à la RDC, à sa jeunesse, à sa classe politique, à sa société civile de prendre à bras le corps, le débat de notre société , par rapport à notre économie, à l’état dans lequel nous sommes. »
André Wameso a dans la foulée précisé que le Président de la République, Félix Tshisekedi, a pris la décision stratégique de pouvoir résoudre définitivement ce problème. En dépit des divergences politiques, le Directeur de Cabinet Adjoint du Président de la République chargé des questions Économiques et Financières, a préconisé un même entendement pour récupérer la souveraineté du pays notamment avec cet accord avec Primeira.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
