Société
Accompagnement des sinistrés : les acteurs sociaux à l’oeuvre
Au regard de la situation tendue et incertaine causée par la psychose de la crise des inondations, tous les acteurs sociaux sont à la recherche des solutions pour protéger les populations contre cette calamité. Plusieurs appels à la prévention sont lancés par les autorités sociales, sanitaires et politiques qui craignent dans les jours à venir des catastrophes si des mesures de prévention et de protection promulguées ne sont pas appliquées. Aussi, étant donné le degré élevé de vulnérabilité de certaines catégories de personnes, il y a urgence de prendre des mesures spéciales pour leur protection.
CT Etiennete Mukwanga ,psychologue clinicienne,assurant le soutien psychologique au cœur des zones de conflits armés
Cependant la grande difficulté réside sur la gestion de cette catastrophe et l’installation des sinistrés dans les sites. L’urgence ne peut pas s’installer dans la durée. Ce qui exige des approches et méthodes appropriés pour organiser la réinsertion sociale.
La mise en place de sites d’accueil de ces vulnérables nécessite l’organisation conjointe d’une vie commune ainsi que des activités collectives afin d’améliorer leur cadre de vie.
L’action collective constitue un moyen de d’expérimenter la résilience, d’ouverture de l’espace de rencontre, d’échanges de vécu et d’intégration sociale par les activités sportives,culturelles et artistiques et d’autonomisation sociale.
De telles activités collectives poursuivent non seulement le but de détente mais aussi l’intégration sociale et a une connotation thérapeutique : apaisement de stress, de souffrances mentales et physiques, de l’agressivité, amélioration de la confiance en soi et envers les autres.
Les activités collectives touchent tous les domaines d’activités tels que le sport, la culture,la solidarité,..
La participation est une méthode spécifique du travail social afin d’entrer en relation avec le cible surtout ceux qui ne sortent pas de leur coquille.
Le collectif doit être patient et respecter ses principes d’approche.
Au-delà des problématiques et enjeux personnels, l’isolement, la stigmatisatisation ou la discrimination constituent, parmid’autres des souffrances collectives qui ne peuvent trouver des solutions que par des initiatives qui créent des liens et ouvrent à à la participation et à l’engagement de tous.
Le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille ,en sigle CEPEF s’investit pour fournir un plan de contingencequi sera l’outil de prise en charge des sinistrés par les acteurs sociaux
C’est ainsi que toutes les catégories des travailleurs sociaux doivent se retrouver dans les sites des sinistrés sous la coordination des assistants sociaux pour réussir l’accompagnement individuel et collectif des vulnérables .
Magalie MUKOKO ZANGA