Société
Accident de circulation à Masina : Un enfant de 3 ans perd sa vie
Un garçon de 3 ans, cogné par une voiture de marque Ist, vient de perdre la vie, dans la commune de Masina.
L’accident a eu lieu le mardi 04 avril 2023, sous l’annonce de la pluie à Masina-Siforco.
Selon les témoins de l’événement, l’accident était provoqué par le manque de maitrise de la personne aux commandes.
Il s’agissait, déclarent-ils, d’une jeune demoiselle, apprenti de son état, qui avait pris la voiture de son fiancé, stationnée devant la maison et moteur en marche, à l’insu de ce dernier.
Par manque de maîtrise, elle va déplacer l’engin en toute brutalité, malheureusement pour finir sa course sur le gosse qui se tenait devant leur parcelle.
Prise de panique à cause de l’événement, la conductrice n’a trouvé mieux que s’enfuir, avec l’aide du frère aîné du garçon écrasé, celui-ci ne sachant pas que c’était son petit-frère qui était cogné.
Néanmoins, la voiture et son propriétaire sont entre les mains de la police, tandis que la parcelle où habite la conductrice était vandalisée par la population.
Le dossier se trouve présentement entre les mains de la police qui fait son instruction, en attendant que les autorités judiciaires n’en soient saisis, car il y a mort d’homme.
Plamedie KILUMBU (Stagiaire)/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kinshasa sous le choc : Le commerçant Freddy Ekofo abattu lors d’un braquage à Yolo-Sud
La nuit de samedi a plongé le quartier Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu, dans une atmosphère glaciale. Freddy Ekofo, commerçant bien connu du Grand Marché de Kinshasa, a été tué lors d’un braquage à main armée, déclenchant une onde de choc dans toute cette partie populaire de la capitale.

Un crime brutal en plein quartier
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Freddy Ekofo aurait été pris en filature par des individus circulant à moto alors qu’il transportait des biens de valeur, notamment des bijoux en or.
L’attaque s’est produite en quelques instants. Les assaillants, armés, auraient intercepté leur cible avant d’ouvrir le feu pour s’emparer de ses effets personnels.
« Ils sont arrivés à moto… on a entendu des cris, puis des coups de feu. Quand les gens se sont approchés, le monsieur était déjà au sol », confie un habitant encore bouleversé.
La scène, aussi soudaine que violente, s’est déroulée sous les yeux de plusieurs riverains, transformant une soirée ordinaire en tragédie collective.
Un quartier figé par la peur
Dimanche 15 mars, un jour après le forfait, l’atmosphère était lourde et silencieuse dans les avenues de Yolo-Sud. De Camp-Pinzi à Ezo-Kimpwenza, en passant par Hôtel Pegal, Université-Ezo, Wagenia, Baboro, Bambili, Mole jusqu’aux abords de Kapela, près de la paroisse catholique Saint-Gabriel, les habitants évoquent un climat de peur mêlé d’indignation.
Dans les ruelles menant vers le tunnel reliant l’école Mwinda, l’hôtel Pegal et l’hôpital Mabanga, les conversations tournent toutes autour du même drame.
Freddy Ekofo n’était pas un inconnu dans ce quartier populaire. Commerçant actif, homme sociable et apprécié, il était considéré par beaucoup comme « un fils du quartier ».
Une femme qui affirme l’avoir connu depuis l’enfance peine à contenir son émotion : « Nous sommes sous le choc. Ya Freddy a été tué dans son propre quartier. Nous demandons qu’une enquête sérieuse soit menée pour que justice soit faite. »
Un ami d’enfance, lui aussi bouleversé, raconte avec une voix brisée : « Le matin même, nous étions ensemble. Il m’avait dit qu’on se reverrait le soir… mais le soir, on a appris qu’il avait été tué. »

Entre tristesse et colère
Dans les rues de Yolo, les habitants oscillent entre tristesse, colère et incompréhension. Des groupes se forment aux coins des avenues, chacun tentant de reconstituer les dernières minutes de la victime.
Certains parlent d’un « samedi noir », d’autres d’un signe inquiétant qui confirme la montée de la criminalité dans la capitale.
Le drame a rapidement enflammé les réseaux sociaux où commerçants et habitants dénoncent la recrudescence des braquages nocturnes.
Kinshasa face à l’ombre persistante de l’insécurité
Ce meurtre relance une fois de plus le débat sur l’insécurité urbaine à Kinshasa. Entre pickpockets, braqueurs motorisés et gangs urbains communément appelés Kuluna, de nombreux quartiers de la capitale vivent dans une inquiétude permanente.
Malgré certaines opérations sécuritaires lancées par les autorités, la population continue de dénoncer un sentiment d’abandon face à la criminalité.
La mort tragique de Freddy Ekofo, au-delà d’un simple fait divers, apparaît désormais comme un symbole : celui d’une ville où la peur s’invite jusque dans les rues familières, là où l’on pensait être chez soi.
Et dans les ruelles de Yolo-Sud, une question revient comme un refrain amer : qui sera le prochain ?
Barca Horly Fibilulu Mpia
