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Actualité

Abandonnée depuis 2018, la route « Renaissance » devient un cauchemar pour les habitants de Kisenso

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Délaissée depuis 06 ans , à la veille des élections générales qui ont porté Félix-Antoine Tshisekedi au pouvoir, cette route d’importance capitale, reliant les communes de Matete, Kisenso, Lemba et Mont-Ngafula, se trouve actuellement dans un état de dégradation très avancée, avec des conséquences néfastes pour la population en raison de l’arrêt des travaux.

Des informations parvenues à la rédaction de CONGOPROFOND.NET le week-end dernier font état de plusieurs actions de grande envergure prévues par la population locale. Cette dernière se mobilise pour interpeller les décideurs sur l’abandon des travaux. Elle déclare en ignorer les raisons.

Le journaliste environnementaliste Silas Munginda, témoin de l’événement, nous a rapporté qu’un mémorandum exigeant le parachèvement de cette route a été remis aux autorités communales de Kisenso le mardi 22 juillet dernier, à l’issue d’une marche pacifique organisée par la coordination de la société civile de Kisenso, dirigée par Winner Mangalaboy, qui avait fait la déclaration suivante :

« Nous avons déposé notre mémorandum aujourd’hui à la commune de Kisenso. Nous nous sommes adressés aux autorités compétentes concernant la situation critique de la route Renaissance, un axe vital du projet des cinq artères. Les travaux, censés relier Kisenso à Lemba, Matete et Mont-Ngafula, sont à l’arrêt depuis plusieurs années. »

Notons que, par cette action citoyenne, les manifestants ont voulu faire entendre leur voix et attirer l’attention des autorités sur l’abandon prolongé des travaux de cet axe routier stratégique.

Rappelons que c’est depuis 2018, au moment où Thomas Luhaka Losendjola était ministre des Infrastructures au sein des gouvernements Samy Badibanga et Bruno Tshibala, que les travaux furent suspendus.

Il convient de souligner, tout de même, que la route Renaissance fait partie d’un vaste projet d’infrastructures urbaines censé désengorger la capitale et améliorer la mobilité entre plusieurs communes périphériques.

Son inachèvement, dénoncent les habitants des quartiers Mujinga, Godé, Amba, Libération, Mbuku, etc., freine le développement local et a aggravé les conditions sociales de la population. Beaucoup ont perdu leurs parcelles à cause des éboulements provoqués par l’arrêt des travaux. Le tronçon compris entre l’Institut Rev. Matundu Bota, peu avant le marché Bambou ou le terrain Lubembo, et l’endroit communément appelé « Coin cimetière », offre un spectacle désolant. La route et les maisons y sont englouties par les érosions.

Pour sa part, ayant bien réceptionné le mémorandum, Godé Atswel-Okel Muntungi, bourgmestre de la commune de Kisenso, ferait œuvre utile en le transmettant de toute urgence à qui de droit, estime la population.

Bref, inscrite dans le programme des cinq artères du Gouvernement de la République, la route « Renaissance » n’avait connu qu’un début de travaux avant d’être abandonnée à son triste sort. Quelques ouvrages réalisés à l’époque ont été emportés par les eaux de pluie et, à ce jour, les travaux doivent reprendre à zéro.

Jules Kisema Kinkatu / CONGOPROFOND.NET

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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