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AAC : agents et cadres irrités par l’acharnement du ministre des Transports contre leur DG

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Après la suspension de leur directeur général, les agents de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC), maintiennent leur grève. Ils réclament la suspension de l’arreté du ministre Didier Manzenga à l’encontre de leur DG.

Dans une note adressée au premier ministre, Sylvestre Ilunga, depuis le 11 septembre, les agents et cadres de l’AAC dénoncaient la suspension de Jean Tshiumba par le ministre des Transport et voies de communication.
Lors du dernier conseil des ministres, rappelle-t-on, il a été décidé que ce dossier soit remonté auprès du Chef de l’Etat pour appréciation.

Pour sa part, le ministre Manzenga s’oppose à cette décision et insiste pour que la remise et reprise se fasse depuis le mercredi 16 septembre.

Indignés par l’insubordination de ministre de tutelle à l’égard du Président de la République et du Premier Ministre, les agents de l’AAC ont décidé de reprendre le chemin du travail que jusqu’à l’annulation dudit arrêté.

Déjà pour eux, tous les griefs retenus contre le DG, Jean Tshiumba, sont « fantaisistes ». Ils soutiennent à cet effet que ces accusations sont tributaires du ministre de Transports et voies de communication, pour ses « intérêts personnels et égoïstes ».

Par ailleurs, ils promettent de continuer à manifester jusqu’à obtenir gain de cause. « Ce qui risque de perturber sérieusement les activités de l’ensemble du secteur aérien dans tout le pays » peut-on lire à la fin de cette correspondance adressée au Premier Ministre. Et c’est ce qui se fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Des ex-kulunas à la craie et au tableau : 500 bancs-pupitres de nouveau pour les écoles de Camp Luka

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Le geste peut sembler répétitif, mais sa portée est profondément patriotique. À Camp Luka, quartier presque enclavé de la capitale congolaise, la dotation de 500 pupitres par le Service National, au nom du chef de l’État, a suscité une vive émotion. Les responsables de l’EP 1&7 Kimpangi et du lycée technique Tolendisa n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel venu répondre à un besoin longtemps ignoré.

La gratitude d’une communauté longtemps oubliée

Dans cette cité périphérique de Kinshasa, l’attention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement laissé place à la gratitude.

« Nous avons un sentiment de joie et de reconnaissance pour ce que le chef de l’État, notre autorité numéro un, a fait pour la cité de Camp Luka », a confié une responsable scolaire, visiblement émue.

Pour ces établissements, souvent confrontés à un déficit criant d’infrastructures, ces pupitres symbolisent bien plus qu’un simple mobilier scolaire : ils incarnent une reconnaissance et une restauration de la dignité des élèves.

500 pupitres, symbole d’une réinsertion réussie

Au-delà de l’aspect matériel, cette dotation est l’un des résultats palpables de la transformation des anciens “kulunas”, aujourd’hui formés et réinsérés grâce au Service national. Un modèle salué unanimement par la population locale, qui appelle à sa pérennisation.

« Tous les chapeaux au Service national pour tout ce qu’il fait pour notre pays, pour les jeunes et pour les enfants », a déclaré la responsable de l’école, plaidant même pour l’acheminement de nouveaux contingents de jeunes vers Kanyama Kasese, afin de poursuivre les efforts de réinsertion, de transformation et de formation.

Former les Congolais de demain selon les besoins du pays

Présent lors de la cérémonie, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, patron du Service national, a profité de l’occasion pour lancer un appel fort : celui de repenser en profondeur la formation de la jeunesse congolaise.

« Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on veut. Si les jeunes kulunas peuvent devenir en moins de trois ans des hommes utiles à la nation, qu’est-ce que cela ne peut pas produire pour ces jeunes élèves ? », a-t-il interrogé, invitant à rompre avec un enseignement purement théorique et déconnecté des réalités nationales.

L’éducation, pilier du développement national

Pour le chef de l’État, le message est clair : il n’y aura pas de développement sans un encadrement efficient et clairement orienté de la jeunesse. Les temps d’un enseignement routinier sont révolus. Les jeunes Congolais doivent désormais être formés en fonction des besoins réels du pays, afin d’éviter qu’ils ne deviennent les laissés-pour-compte de demain.

Tchèques Bukasa 

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