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AAC : agents et cadres irrités par l’acharnement du ministre des Transports contre leur DG

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Après la suspension de leur directeur général, les agents de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC), maintiennent leur grève. Ils réclament la suspension de l’arreté du ministre Didier Manzenga à l’encontre de leur DG.

Dans une note adressée au premier ministre, Sylvestre Ilunga, depuis le 11 septembre, les agents et cadres de l’AAC dénoncaient la suspension de Jean Tshiumba par le ministre des Transport et voies de communication.
Lors du dernier conseil des ministres, rappelle-t-on, il a été décidé que ce dossier soit remonté auprès du Chef de l’Etat pour appréciation.

Pour sa part, le ministre Manzenga s’oppose à cette décision et insiste pour que la remise et reprise se fasse depuis le mercredi 16 septembre.

Indignés par l’insubordination de ministre de tutelle à l’égard du Président de la République et du Premier Ministre, les agents de l’AAC ont décidé de reprendre le chemin du travail que jusqu’à l’annulation dudit arrêté.

Déjà pour eux, tous les griefs retenus contre le DG, Jean Tshiumba, sont « fantaisistes ». Ils soutiennent à cet effet que ces accusations sont tributaires du ministre de Transports et voies de communication, pour ses « intérêts personnels et égoïstes ».

Par ailleurs, ils promettent de continuer à manifester jusqu’à obtenir gain de cause. « Ce qui risque de perturber sérieusement les activités de l’ensemble du secteur aérien dans tout le pays » peut-on lire à la fin de cette correspondance adressée au Premier Ministre. Et c’est ce qui se fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête

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Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.

D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.

Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Dorcas Ntumba

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