Culture
A travers K-fé Kultur, les Culturels plaident pour le changement de la politique culturelle et leurs statuts en RDC
Après deux numéros réussis en Mars et en Avril, LAZIIR Group a organisé sa troisième rencontre des professionnels de la culture dénommée K-fé Kultur, ce Jeudi 30 Mai 2024, à Orange Digital Center, à Kinshasa sous le thème « Le Numérique et l’essor de l’industrie du livre en RDC ».

Ce troisième Instant K-fé Kultur a été marqué par la présence de différents acteurs du secteur du livre et des droits d’auteurs. Il s’agissait du Professeur Madimba Kadima nzuji, de mme Missy Bangala- initiatrice du café littéraire, de Maître Théodore Nganzi et l’écrivain Richard Ali.
Tous, unanimes, avouent la quasi inéxstence de l’industrie du livre en République Démocratique du Congo. Aucune donnée statistique sur le marché littéraire congolais. A titre de comparaison, en 2022 le marché du livre en France a à lui seul généré 4.000.000.000 d’Euro de chiffre d’affaires. Ils ont de ce fait lancé un cri d’alarme à la nouvelle ministre de la Culture et des Arts, Madame Yolande Elebe, reconnu dans le secteur , afin qu’elle impulse une véritable politique culturelle axée sur la reconnaissance du statut des acteurs culturels, la promotion et le soutien effectif du domaine du livre en République Démocratique du Congo.
« Structure de gestion de carrière d’artistes et des projets culturels, Le K-Fé Kultur est un concept qui réunit sur le long court, et ce durant 2 ans, des opérateurs culturels Congolais afin d’échanger sur les questions importantes de leurs secteur« , à expliqué madame Patience Issa Mudumbula, présidente de LAZIIR Group
Et de poursuivre « la nomination de madame Elebe à la tête du ministère de la culture, art et patrimoine enthousiasme les culturels et suscite de l’espoir »
Il est important de rappeler que, K-fé Kultur n’est ni une conférence, ou un colloque, encore moins un séminaire mais un modèle innovant d’échanges qui donne la voix aux culturels et vise à Suggérer, accompagner et influencer les politiques publiques dans le domaine de la Culture et des Arts en RDC.
Le rendez-vous est déjà pris pour le quatrième numéro qui aura lieu le 29 Juin prochain.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
Culture
MeYaBe 2026 : entre nature et amour, Vialuni et Jacques Bana Yanga captivent la première soirée
La 15ᵉ édition du Festival international de danse MeYaBe a officiellement lancé ses activités vendredi 17 avril 2026 à l’École belge, dans la commune de la Gombe, à travers une première soirée marquée par l’émotion, la créativité et la puissance du message porté par la danse. Dès 18h30, le public, composé d’invités, d’amoureux des arts vivants et de plusieurs enfants venus notamment de l’orphelinat de Limete, a répondu présent pour célébrer l’ouverture de ce grand rendez-vous culturel.
Pour cette première escale, cinq compagnies ont défilé sur scène avec des créations aussi riches qu’inspirantes : la Compagnie VIALUNI avec “La Performance Agricole”, la Compagnie Jacques Bana Yanga avec “Bolingo Etoboka”, les 5 Étoiles de la danse acrobatique avec “Tobina”, WAKANDA Dance avec “Les biens face au mal”, ainsi que le Ballet NKULI avec “Mupepe ya Sika”. Chaque prestation a porté un message fort, confirmant une fois de plus que la danse dépasse le simple cadre du spectacle pour devenir un véritable langage artistique et social.
La prestation de la Compagnie VIALUNI, portée notamment par Michel Marcucci et Sandrine, a particulièrement retenu l’attention du public. À travers La Performance Agricole, les artistes ont choisi de mettre en lumière la nature, l’environnement et tout ce qui nourrit la vie au quotidien. Entourés d’éléments symboliques rappelant les fleurs, la terre et l’univers végétal, les danseurs ont voulu transmettre un message centré sur ce que l’homme consomme chaque jour et sur le lien vital qui l’unit à la nature. Eau, terre, environnement, amour et soin de la vie : autant de dimensions évoquées à travers les mouvements du corps.
À l’issue de leur prestation, Michel Marcucci a salué la qualité des autres spectacles présentés au cours de la soirée. Elle a particulièrement mis en avant l’énergie des jeunes danseurs congolais, la force des expressions folkloriques ainsi que la richesse des propositions scéniques observées. Pour elle, la jeunesse congolaise dispose d’un véritable potentiel dans le domaine de la danse. Elle n’a pas manqué de féliciter chaleureusement la Compagnie Jacques Bana Yanga, dont la prestation sur l’amour a suscité une vive émotion dans la salle.
Avec “Bolingo Etoboka”, la Compagnie Jacques Bana Yanga a livré une performance profondément humaine. À travers la danse d’un couple, Arnaud Mampuya a expliqué que le spectacle visait à transmettre la réalité de l’amour au quotidien. Selon lui, l’amour n’est pas toujours fait de moments heureux : il connaît des périodes de paix, de tensions, de disputes, de doutes et parfois même l’envie de tout abandonner. Mais malgré les épines, il subsiste toujours un lien qui unit les êtres. Cette idée a été brillamment illustrée sur scène par un couple en proie à la discorde, à la séparation, avant de finalement se retrouver dans une étreinte finale, symbole d’un amour qui résiste aux épreuves.
Cette première soirée donne déjà le ton d’une édition anniversaire qui s’annonce exceptionnelle. Avec 28 spectacles programmés sur plusieurs sites de Kinshasa, MeYaBe 2026 promet au public une immersion artistique intense où la danse devient à la fois miroir de la société, espace d’expression et vecteur de messages universels.
Dorcas Mwavita
