Analyses et points de vue
À la recherche des racines africaines de l’écriture : Du Papyrus à la Permedjat
Dans la quête de comprendre les origines du mot « papier », une exploration fascinante nous emmène à travers les méandres de l’histoire de l’écriture. Le terme « papier » trouve ses racines dans le mot « papyrus », le matériau ancestral sur lequel nos ancêtres ont tracé les premiers mots de l’humanité.
En Égypte ancienne, le papyrus était vénéré comme un support sacré pour l’écriture, et le livre était appelé « medjat ». Cette connexion avec l’Afrique et son riche héritage scriptural est profonde et souvent négligée.
De même, le mot « bibliothèque », avec son origine dans le terme égyptien « permedjat », révèle un lien significatif avec l’africanité de l’écriture. La bibliothèque, bien plus qu’un simple dépôt de livres, incarne la mémoire collective et la sagesse accumulée de l’humanité.
En embrassant le concept de « permedjat », nous honorons non seulement l’origine de notre savoir écrit, mais aussi la contribution essentielle de l’Afrique à la civilisation mondiale. À travers ces mots anciens et puissants, nous sommes rappelés de l’importance de reconnaître et de célébrer les fondations africaines de l’écriture.
Loin d’être des vestiges du passé, ces termes résonnent encore aujourd’hui dans notre utilisation quotidienne de la langue. En reconnaissant et en honorant cette africanité de l’écriture, nous enrichissons notre compréhension de nous-mêmes en tant qu’êtres humains façonnés par une tradition scripturale universelle, dont les racines plongent profondément dans le sol fertile de l’Afrique antique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
