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À Kampala, Vital Kamerhe représente la RDC à une rentrée parlementaire, ce jeudi, sous haute portée diplomatique

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Ce jeudi 6 juin, le Parlement ougandais rouvre ses portes dans un climat de solennité et de haute tenue protocolaire. La session parlementaire qui s’ouvre aujourd’hui à Kampala est loin d’être ordinaire : elle marque le coup d’envoi d’une série de travaux législatifs stratégiques pour le pays, mais aussi une démonstration de diplomatie parlementaire à l’échelle continentale.

La cérémonie d’ouverture est présidée par Son Excellence Yoweri Kaguta Museveni, président de la République d’Ouganda, qui entend donner à cette rentrée une portée à la fois nationale et panafricaine. En effet, plusieurs délégations étrangères de haut niveau sont attendues pour témoigner de la vitalité du dialogue interparlementaire en Afrique.

Parmi les invités de marque figure la délégation de la République démocratique du Congo, conduite par l’honorable Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale congolaise. Entouré d’un petit groupe de députés et parlementaires, Kamerhe incarne la volonté de Kinshasa de renforcer ses liens institutionnels avec ses partenaires de la région, notamment dans un contexte où les tensions sécuritaires à l’est de la RDC rendent indispensable une coopération plus étroite avec les États voisins, dont l’Ouganda.

La présence remarquée de parlementaires issus de divers États membres de l’Union africaine témoigne d’un regain d’intérêt pour les mécanismes parlementaires régionaux, au moment où les défis sécuritaires, économiques et institutionnels appellent à une réponse concertée et intégrée.

Au-delà du protocole, cette session extraordinaire devrait permettre d’évoquer les grands chantiers à venir, tant sur le plan de la gouvernance démocratique que sur celui de l’intégration régionale. L’Ouganda, qui entend jouer un rôle pivot dans l’Est africain, mise sur cette rentrée pour affirmer son positionnement stratégique.

Claudine Ilunga Ngalula, depuis Kampala (Ouganda), pour congoprofond.net

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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