À la Une
A Bukavu, Bahati Lukwebo s’identifie au… changement !
Modeste Bahati Lukwebo, candidat n°44 à la députation nationale au Sud-Kivu et autorité morale de l’AFDC, a inscrit sa lutte dans le changement radical du social de la population en restaurant plusieurs secteurs dont la santé, le social, l’éducation et les infrastructures.
Dans un meeting populaire à la place de l’indépendance, Modeste Bahati Lukwebo a prêché, ce week-end, sa vision ainsi que celle d’Emmanuel Ramazani Shadary à des milliers des personnes venues l’écouter.
» Nous incarnons le changement, l’espoir. Nous voulons que notre pays sorte de la misère, de la pauvreté. Nous sommes bénis par Dieu, il n’y a pas de raison pour que nous continuons à vivre dans la pauvreté. Nous devons travailler pour restaurer les infrastructures, restaurer la paix et la sécurité, restaurer la dignité humaine à tous et essayer de loger les crédits dans les banques pour que tous puissent y accéder et créer des entreprises, des emplois, la richesse, etc. », a déclaré Modeste Bahati Lukwebo à la foule.

Le president de l’AFDC et Alliés qui aligne 496 candidats députés nationaux et 706 candidats députés provinciaux, n’a pas manqué de prêcher Emmanuel Ramazani Shadary à la population malgré quelques hostilités perceptibles parmi la population.
» Voter utile pour le développement et l’émergence de la RDC, c’est voter le candidat FCC numéro 13 Ramazani Shadary, la personne la bien indiquée pour emmener la RDC à l’émergence et continuer ainsi l’oeuvre commencée par Joseph Kabila Kabange », a dit Bahati Lukwebo aux membres de l’AFDC et alliés.
Pour lancer sa campagne, une caravane motorisée a été organisée par ce parti qui encadre des milliers des personnes.
Une autre tête d’affiche à Bukavu est Marcellin Chishambo Ruhoya qui lors du lancement de sa campagne est revenu sur la reconstruction de la province du Sud-Kivu.
Au cours de sa tournée dans toutes les 3 communes de la ville de Bukavu, Marcellin Chishambo Ruhoya a appelé la population à voter utile pour le 23 décembre 2018.
» Nous sommes appelés à voter utile pour le 23 décembre, un vote d’émergence et de développement de notre contrée », a-t-il lancé à la population de Bukavu.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
À la Une
IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
