Sécurité
Présentation et dépôt officiel par GTJTSK d’une recherche sur les crimes graves commis au Sud-Kivu entre 1994-2024
Le Groupe de Travail sur la Justice Transitionnelle au Sud-Kivu (GTJTSK) a organisé un point de presse, ce lundi 16 décembre 2024, à Kinshasa pour présenter et déposer officiellement le rapport de recherche documentaire sur les cas de crimes graves commis dans la province du Sud-Kivu entre 1994 et 2024.
Cet événement a rassemblé plusieurs personnalités, notamment l’Ambassadeur de Grande-Bretagne en République Démocratique du Congo, le Directeur général du Fonds national pour la réparation des victimes (FONAREV), le représentant de Trial International ainsi que des membres de la société civile et des journalistes.
Raphaël Wakenge Ngimbi, modérateur du GTJTSK, a présenté un résumé des conclusions du rapport.
Ce document est le fruit du travail d’organisations de la société civile impliquées dans les questions de justice transitionnelle avec le soutien de Trial International et de l’Ambassade britannique en RDC.
Le rapport s’articule autour de trois points principaux :
Premièrement sur présentation du GTJTSK : ses missions, sa vision et ses objectifs.
Deuxièmement sur la méthodologie utilisée : une cartographie approfondie des crimes graves, l’analyse des principales tendances et données collectées.
Enfin, Les recommandations : des pistes d’actions pour des mesures concrètes et futures.
Ce travail constitue une étape importante dans le plaidoyer pour la justice et la réparation des victimes des crimes graves perpétrés au Sud-Kivu.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
