Genre
Masisi : MSF brosse un rapport alarmant après la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et filles
L’Organisation Internationale non Gouvernementale ”Médecins Sans Frontières” (MSF-Belgique) a bouclé la campagne dénommée « 16 jours d’activisme de lutte contre toutes violences faites aux femmes et filles », depuis le lundi 10 décembre dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu (RD Congo).
Cette campagne a été lancée dans le cadre de l’élimination des diverses violences faites à l’égard des jeunes filles dans société et en milieu professionnel.
Pendant cette campagne, MSF a déployé des équipes sur terrain pour sensibiliser les violences sexuelles, violences basées sur le genre, le planning familial et les mesures préventives de lutte contre le VIH Sida.
Selon le rapport de cette organisation humanitaire, seulement «11,8%» de la population de Masisi-Centre, Ngomashi, Nyabiondo, Muheto, Kazinga et Lushebere connaît leur état sérologique.
D’où, sept milles trois cent cinquante-quatre (7.354) personnes ont été sensibilisées dont quatre milles cinq cent vingt-neuf (4529) femme et deux mille huit cent vingt-cinq (2825) homme. Nombre des femmes victimes des Violences sexuelles est de mille trois cent quatre-vingts et un (1.381) et trois cent trente-quatre (334) hommes ont été victimes de VBG, d’après le même rapport bossé par MSF.
Par ailleurs, deux mille six cent septante et une (2.671) femmes sont informées sur le planning familial, huit cent soixante-six (868) personnes connaissent leurs statuts sérologiques et six cent vingt-cinq personnes ont besoin de connaître leurs statuts sérologiques, poursuit ce rapport parvenu à la rédaction de la radio RCVMA.
Par la même occasion, « Médecins Sans Frontières » appelle toutes les couches de population à s’unir pour abolir toutes formes des violences faites à la femme et la jeunesse fille pendant ce moment crucial que l’Est de la RDC, et plus particulièrement la majeure partie du territoire de Masisi est secouée par des guerres d’agressions.
Dans leurs échanges, au cours de ladite campagne, les jeunes ont pris conscience des violences dont les femmes et les filles sont, implicitement ou explicitement, souvent victimes dans la famille et dans la communauté en général par le simple fait qu’elles sont femmes ou filles. Ces violences ne sont pas seulement physiques mais elles sont aussi psychologiques, économiques, sexuelles, etc.
Ils ont également identifié plusieurs facteurs qui favorisent ou expliquent la violence des hommes à l’égard des femmes et filles parmi lesquels la masculinité toxique qui est parfois portée par nos coutumes et nos lois.
Les jeunes se sont engagés à adopter des attitudes et comportements visant à favoriser l’égalité entre l’homme et la femme au sein de leurs familles et de la communauté.
Aucune raison, aucun motif ne peut justifier les violences faites contre les femmes et les filles dans nos sociétés.
Cedrick Sadiki Mbala