Sécurité
Ituri : Mangaribi, chef de bande de la milice Lamuka et sa troupe arrêtés à Mambasa pour « exactions commises dans la région »
À Mambasa, le plus grand territoire de la province de l’Ituri, les FARDC ont capturé le chef du mouvement Mai-Mai la semaine dernière. Cela après des opérations militaires menées depuis le 30 novembre 2024 contre ce mouvement, auteur de plusieurs exactions dans la région.

Le nommé Mangaribi a été capturé avec sa troupe. Un exploit à mettre à l’actif des éléments de la 31e brigade de défense principale.
Ce chef rebelle a été maîtrisé « avec sa logistique, sa famille, ses troupes », au village Dugudugu. L’armée qui rapporte la nouvelle ce lundi 9 décembre parle d’une victoire dans un territoire qui « va vers sa paix totale ». L’armée a aussi conquis le bastion de cette milice.
« (…) c’est la fin de la guerre contre les miliciens Mai-Mai à Mambasa », affirme le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des opérations militaires en Ituri, province sous état de siège depuis mai 2021.

Les méritent aussi à la population qui accompagne son armée. À Mambasa, les miliciens Mai-Mai sont de plus en plus accusés des exactions au-delà des ADF. Ces hauts faits des FARDC interviennent quelques semaines après le passage du gouverneur militaire dans cette partie pour notamment galvaniser la troupe.
Vérité Johnson à Ituri/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
