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Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Chef de l’État de la RD Congo
Monsieur le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo,
Il est difficile de trouver les mots justes pour exprimer l’indignation et l’écoeurement que suscite l’irresponsabilité flagrante de notre élite congolaise, ainsi que l’incroyable cécité de votre entourage qui est censé vous épauler dans l’exercice de vos fonctions, vous guider dans vos lourdes charges quotidiennes et vous accompagner dans la direction du pays.
Alors que la République Démocratique du Congo regorge de ressources stratégiques, votre image projetée aux autres est que vous semblez vous complaire dans une inaction stupéfiante, réduisant à néant les espoirs d’une nation qui mérite bien mieux. La récente discussion qui se tient autour du corridor de Lobito, à Luanda, en l’absence de toute autorité congolaise, est révélatrice d’une situation affolante.
Pendant que nos richesses s’échappent entre les mains de puissances étrangères comme les États-Unis et la Chine, vous préférez vous adonner à un loisir qui s’apparente du moins pour ceux qui n’ont pas l’objectivité de votre décision à des distractions superficielles, jouant au football avec des célébrités au stade des Martyrs pendant que certains de vos ministres applaudissaient en dehors de la pelouse.
Votre présence sur le terrain, aux côtés de Fally Ipupa, Gaz Mawete, Martin Bakole et autres, est un affront à ceux qui luttent pour un avenir meilleur pour notre pays. Pendant que vous vous amusez, des décisions cruciales se prennent sans nous, laissant les intérêts congolais en dehors du tableau. Nos compatriotes vivant sous les bottes des Rwandais dans l’Est de notre pays n’en croient pas leurs yeux.
De l’autre côté, la Tanzanie et la Zambie ne perdent pas de temps. Elles avancent dans la construction d’un chemin de fer pour le compte de la Chine dans le but d’évacuer nos minerais tant convoités. Que dire de cette situation, sinon qu’elle témoigne d’une très grande absence de vision de notre part et d’une déconnexion effarouchante avec la réalité économique mondiale ?
Comment pouvons-nous être le premier producteur africain de cuivre, le premier producteur mondial de cobalt, et posséder les plus grandes réserves de coltan et de lithium, tout en étant absents des discussions qui façonneront l’avenir économique mondial des 50 prochaines années ? Tous nos voisins jouent leur propre partition. Vous n’avez aucun allié à qui faire confiance. Il est temps de se réveiller, Monsieur le Président.
Il est temps de rassembler vos conseillers, de réévaluer vos priorités et de prendre des décisions qui serviront les intérêts de notre nation, plutôt que de rester enfermé dans une bulle d’insouciance. L’Histoire ne vous pardonnera pas cette passivité face à des enjeux qui détermineront l’avenir de notre pays pour les décennies à venir.
Nous avons besoin d’un leadership fort et engagé Excellence Monsieur le Président, pas d’une distraction éphémère. Réveillez-vous, et agissez avant qu’il ne soit trop tard. D’aucuns travaillent d’arrache-pied à la réalisation d’un rêve, la Balkanisation de la RDC, que nous croyions utopique. Et qui semble avec le concours malheureux de certains de nos propres frères se réaliser sous nos yeux ébahis.
Votre responsabilité en tant que Président de la République, Chef de l’État, Premier Magistrat de la nation et Commandant Suprême de nos forces de sécurité et défense est sans nul doute de confondre de mensonge l’appréhension que le peuple congolais a de cette situation quasi-irréversible. Vous avez déjà compris les pensées, les motifs, les objectifs et les modes opératoires de nos ennemis.
De telle manière que vous êtes en mesure de voir à travers leurs yeux. Pendant que personne n’aurait parié un kopeck sur vous Monsieur le Président, vous êtes devenu Chef de l’État de la plus riche nation géologique de cet univers connu. N’entrez pas dans l’histoire comme celui qui aura rendu un peuple pourtant millénaire apatride. Agissez !
Respectueusement,
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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UNIKIN : Des machines vieilles de plus de 50 ans, l’IG-ESURSI lutte pour sauver les infrastructures universitaires
À l’Université de Kinshasa, certaines machines utilisées dans les ateliers techniques datent de plus d’un demi-siècle. Entre équipements usés, garages vieillissants et infrastructures nécessitant une réhabilitation urgente, l’Intendance Générale de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (IG-ESURSI) tente malgré tout de maintenir ses services grâce à l’expérience de son personnel technique.
Dans ces installations marquées par le poids des années, les agents continuent d’assurer des missions essentielles au fonctionnement des universités et instituts supérieurs publics de la République démocratique du Congo. Mais derrière cette résistance se cache une réalité préoccupante : le manque d’investissements freine considérablement les capacités d’intervention de cette structure stratégique.
C’est dans ce contexte que le Directeur Général Adjoint du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), Blaise Mastaky Birindwa, a effectué une visite d’inspection sur le site de l’IG-ESURSI à l’Université de Kinshasa.

Une structure clé pour les universités publiques
Au cours de cette mission, la délégation du FPI a parcouru plusieurs installations techniques, notamment les ateliers mécaniques, les garages, les espaces de maintenance ainsi que différents équipements appelés à être modernisés.
Selon les responsables de l’IG-ESURSI, cette structure joue un rôle central dans l’appui technique aux établissements publics d’enseignement supérieur. Elle intervient notamment dans l’approvisionnement, le stockage, la maintenance, la réhabilitation des infrastructures universitaires ainsi que dans la gestion logistique des équipements.
Malgré les difficultés, les techniciens mettent en avant leur expertise accumulée au fil des décennies. Un savoir-faire qui permet encore aujourd’hui de maintenir opérationnelles plusieurs unités techniques.
La vétusté des équipements inquiète
Cependant, les responsables de l’IG-ESURSI reconnaissent que l’état actuel des équipements limite fortement la qualité des services rendus aux universités publiques.
Machines dépassées, matériels insuffisants, infrastructures dégradées : autant de contraintes qui compliquent la prise en charge des besoins croissants du secteur universitaire congolais.
Face à cette situation, les attentes se tournent désormais vers le projet de relance soumis au Fonds de Promotion de l’Industrie, considéré comme une opportunité majeure pour redonner souffle à cette structure publique stratégique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
