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Etats généraux du Portefeuille: Jean-Lucien Bussa Tongba optimiste sur le changement de paradigme
Les Etats généraux du Portefeuille se tiendront du 9 au 14 décembre 2024 au centre financier de Kinshasa. S’exprimant à ce sujet ce mardi 26 novembre, Jean-Lucien Bussa, Ministre congolais du Portefeuille, a fait entendre qu’il sera question de poser le vrai diagnostic en examinant les maux dont souffrent les entreprises du Portefeuille de l’Etat. « Est-ce le mal de gouvernance? Est-ce le problème de gestion, de vision stratégique, est-ce le mal du déficit de l’intervention de l’État ? Est-ce le mal de cohérence de politique ; est-ce le mal du profil des mandataires? Est-ce le problème des motivations des mandataires ; de recrutement du personnel, du surendettement des entreprises ? », s’interroge le Ministre Jean-Lucien Bussa.
Il rassure que tous ces maux seront passés en revue et les vraies réponses vont permettre de changer de paradigme.
Parlant de l’organisation pratique de ces assises, le patron du Portefeuille renseigne qu’il est prévu six pannels à travers lesquels des éminents professeurs, des experts nationaux dont des mandataires et des acteurs de la société civile vont donner leurs contributions sur les différentes thématiques. Il en est de même pour des experts du monde qui vont partager leur expérience réussie dans la gestion du Portefeuille. « Cette panoplie d’experts, de compétences va nous permettre de sortir certainement des États généraux avec des recommandations qui seront prises dans l’intérêt général en tenant compte des aspects aussi pratiques que théoriques de notre pays, mais aussi en se référant au modèle comparé de ceux qui ont réussi à faire du Portefeuille de l’Etat un levier important du développement économique et social« , indique le patron du Portefeuille congolais.
Pour rappel, la réflexion va tourner autour du thème « faire du Portefeuille de l’Etat un puissant levier de la croissance économique et du développement social de la République Démocratique du Congo« .
Ce, pour des réformes en profondeur en vue d’une gestion transparente axée sur les résultats. Ce qui va certainement rendre les entreprises du Portefeuille plus performantes et accroître efficacement leurs contributions au budget de l’Etat. En clair, le Portefeuille doit servir de moteur de création d’emplois et des richesses. Telle est d’ailleurs la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui voudrait sentir l’impact des entreprises du Portefeuille sur l’amélioration de l’économie et du social des Congolais.
Celcom Min Portefeuille
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
