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Agriculture : Le cas « RDC » parmi les points à l’ordre du jour de la 176ème Session du Conseil de la FAO

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Arrivé ce lundi 2 décembre à Rome (Italie), le inistre d’État congolais, ministre de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Grégoire Mutshail Mutomb, assiste à la 176ème session du Conseil de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Le programme de ces assises est axé à la revisitation du cadre stratégique 2022-2031 et les analyses des defis liés à la securité alimentaire mondiale et leurs principales causes.

Cette session met un accent particulier à la situation au Gaza, l’impact de la guerre en Ukraine sur la securité alimentaire mondiale et les interventions d’urgence de la Fao dans le contexte de crise comme dans notre pays la République Démocratique du Congo.

À Rome, le ministre d’Etat va faire savoir aux participants que la République Démocratique du Congo veut jouer son rôle de grenier de l’Afrique, mais cela passe par la restauration de la paix afin que la population de l’Est du pays, à forte vocation agricole retrouve son milieu naturel et contribue à cet elan nouveau de la revanche du sol sur le sous-sol que prone le président de la République, Félix Tshisekedi.

Rappelons que le Conseil de la FAO a été créé en 1947 par la Conférence de la FAO à sa 3e session, en remplacement du Comité exécutif.

Le Conseil agit en qualité d’organe exécutif de la Conférence dans l’intervalle des sessions de cette dernière. Dans le cadre de ses fonctions, il est amené à se pencher sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, sur les activités futures de l’Organisation et sur des questions d’ordre administratif et constitutionnel. Le Conseil assume un rôle central de décision et de conseil concernant des questions relatives à la mise en œuvre du programme et à l’exécution du budget, au suivi de l’application des décisions de gouvernance et au contrôle de l’administration de l’Organisation.

Le Conseil tient cinq sessions ordinaires par exercice biennal. Il est assisté par le Comité du Programme, le Comité financier et le Comité des questions constitutionnelles et juridiques.

Il est présidé actuellement par
M. Hans Hoogeveen (Royaume des Pays-Bas, 2021 – 2025).

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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